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Conseils santé et astuces pour être en forme: « STOP aux résolutions prises et aussitôt oubliées. »

Nous sommes nombreux, à souvent nous promettre de prendre soin de notre corps afin d’être en forme et éviter certaines maladies dites chroniques comme l’hypertension artérielle et le diabète. En effet, ces maladies deviennent de plus en plus un problème réel de santé publique. Cependant, avant de continuer, j’aimerais que nous revisitions ; la définition de la santé.

Vous l’aurez deviné : je ne suis pas malade ne veut pas forcément dire, je suis en bonne santé !

Qu’est-ce que la santé ?

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé : « La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ». Ainsi, je vous invite tous en ce nouvel an de vous approprier les quelques conseils et astuces suivants pour garder une bonne santé physique, mentale et sociale.

Conseils et recommandations

Mangez moins gras, moins salé et moins sucré.

A- Surveillez votre alimentation : L’alimentation joue un rôle fondamental dans le bien-être et la santé. Il est recommandé de réduire sa consommation de sel, sucre raffinés et acides gras saturés (viande, produits laitiers) et de plutôt privilégier les acides gras insaturés (poissons gras, huiles végétales), les céréales complètes et bien sûr, les fruits et légumes.

Au moins une activité sportive de 30 à 45 min, 3 fois par semaine.

B- Pratiquez une activité physique régulière : L’activité physique est connue pour aider à garder la ligne, mais ses bienfaits ne s’arrêtent pas là. En effet, le sport favorise la longévité, aide à réduire les risques de maladies chroniques et améliore la santé mentale. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, la sédentarité est considérée comme le quatrième facteur de risque de décès dans le monde. A défaut de pratiquer un sport régulièrement, il est conseillé de marcher 30 minutes par jour à un rythme soutenu.

La sensation de soif étant déjà le signe d’une déshydratation, pensez à boire tout au long de la journée.

C- Buvez plus d’eau :  Le corps d’un adulte est composé à 60% d’eau. Tous les jours, il en dépense en moyenne plus de 2 litres. Mais beaucoup de personnes oublient de boire suffisamment. Il est bon de rappeler que certains aliments (fruits et légumes) hydratent le corps, tandis que d’autres (alcool) le déshydratent. Il est recommandé de boire 1.5 à 2 litres d’eau par jour minimum.

Une fois couché, oubliez tout appareil électronique (surtout le portable)

D- Dormez mieux : Le sommeil est crucial pour de nombreuses fonctions biologiques.

En moyenne, un adulte a besoin de 7 à 9 heures de sommeil par nuit. Pour vous aider à mieux dormir, il est conseillé de baisser la luminosité ambiante avant de dormir, de manger léger le soir pour faciliter la digestion, d’éviter le café et le thé après 17 heure, de pratiquer une activité physique dans la journée et d’avoir une literie confortable.

E- Prenez le temps de vous détendre : La vie moderne est source d’un grand stress pour beaucoup de personnes, lequel a un effet extrêmement néfaste sur la santé. Il est donc fortement recommandé de s’accorder des pauses dans ce rythme de vie. Une sieste, de la lecture ou regarder un film est bénéfique pour votre santé.

F- Sortir et voir du monde : Nous sommes des êtres sociables. Partager des moments avec d’autres personnes permet de se créer une identité et d’améliorer sa santé physique et mentale. Voir du monde, c’est utiliser son cerveau et son corps pour échanger, rire, prendre l’air… Cela évite grandement les risques de dépression. Il est conseillé par exemple de faire partie d’un club, d’une association ou d’une équipe de sport !

G- Ayez une attitude positive : Garder une attitude positive a un réel impact sur la santé et le bien-être. Le cerveau doit aller de l’avant, avoir des objectifs, des défis… Avoir un but ou une activité qui nous tient à cœur donne un sens à notre vie, est excellent pour le moral et réduit les risques de dépression.

La cigarette électronique ou la chicha c’est encore pire.

H- Evitez le tabac : On ne vous apprend rien, le tabac est très nocif pour la santé. Il est responsable de nombreux troubles et multiplie les chances de déclarer une maladie grave. L’espérance de vie diminue drastiquement, le corps s’intoxique et s’épuise.

Si arrêter de fumer n’est pas simple, cela constitue une étape déterminante vers une meilleure santé.

I- Remplacez le café par le thé : Plus facile à faire pour certains que pour d’autres, remplacer tous les matins le café par le thé (notamment le thé vert) est une solution simple et quotidienne très bénéfique pour la santé. En effet, le thé est bien plus riche en antioxydants, qui permettent de prévenir les maladies cardiovasculaires, certains cancers et d’autres maladies liées au vieillissement.

J- Limitez la position assise au travail : La sédentarité favorise les problèmes de santé tels que l’obésité ou les maux de dos.

Le travail de bureau amène souvent à rester assis des heures durant. Il est important de se lever au moment de la pause déjeuner, de prendre des pauses régulières et de se déplacer. Ces pauses dans la journée permettent non seulement de limiter les dégâts de la sédentarité, mais aussi d’améliorer la concentration !

Dr Benjamin NDOUR

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Santé : La prévention des chutes chez la personne âgée

Les chutes représentent un problème considérable pour les patients et les systèmes de santé. Compte tenu du vieillissement de la population dans le monde, l’incidence des chutes continue d’augmenter. La chute après une perte de l’équilibre est un phénomène très fréquent chez la personne âgée et il intervient souvent lors de la marche en présence d’un élément extérieur qui la provoque.

Selon les données de l’OMS, les chutes sont la deuxième cause mondiale de décès par blessure accidentelle, d’où l’importance de la prévention. Environ 30% des personnes de plus de 65 ans et 50% de plus de 80 ans chutent au moins une fois par an. Les capacités d’adaptation à la chute sont meilleures chez les personnes âgées actives et dynamiques que chez les personnes âgées dépendantes. Les femmes ont un risque de chute plus élevé que les hommes avec un pourcentage plus élevé de fractures de hanche. L’une des conséquences les plus observées après une chute est la perte d’autonomie qui devient un handicap chez la personne âgée.

Facteurs de risques :

L’étiologie des chutes est multifactorielle. L’âge (plus de 80 ans), et l’histoire d’une chute précédente sont les marqueurs les plus utilisés.  Selon la haute autorité de santé (HAS) le risque de chute augmente avec :

  • le nombre de maladies spécifiques telles que la maladie d’Alzheimer,
  • les troubles locomoteurs et neuromusculaires (force diminuée au niveau des hanches, genoux, chevilles),
  • les troubles de la marche (anomalies et vitesse) secondaire à une maladie de Parkinson, à un accident vasculaire cérébral (AVC),
  • un équilibre postural et/ou dynamique altéré avec en particulier un problème au niveau des pieds modifiant la stabilité habituelle,
  • une réduction de l’acuité visuelle,
  • une prise de plusieurs médicaments.
  • Les facteurs de risques environnementaux : le carrelage est très dangereux pour les sujets âgés qui ont tendance à glisser et à tomber. La majorité des chutes se font dans les toilettes.
  • Les facteurs de risques sociaux : par exemple en Afrique les sujets âgés font moins de chute en journée car ils sont toujours entourés. La chute intervient beaucoup la nuit ou lors de la toilette. Contrairement dans les pays développés où les personnes âgées vivent seules le plus souvent et les tâches sont faites par elles-mêmes. L’habillement rentre également en jeu en Afrique car la plupart du temps et surtout chez les femmes âgées les vêtements sont amples et trainent au sol d’où le risque de marcher dessus et de chuter.
  • On peut aussi noter les facteurs comportementaux comme la consommation d’alcool, la sédentarité et la malnutrition.

Afin d’évaluer le risque dans la population âgée il est nécessaire de réaliser quelques tests en cours de consultation :

  • Time up and go : aide à déterminer en 20 secondes le risque de chute. Le patient doit se lever d’une chaise et marcher 3 mètres, faire demi-tour pour revenir s’asseoir. Il permet d’apprécier l’équilibre, la force musculaire des membres inférieurs, la vitesse de marche, les capacités de compréhension des consignes relativement simple.
  • Tenir en équilibre sur une jambe : tenir au moins 5 secondes.
  • Poussée sternale : un déséquilibre à la poussée est prédicteur de risque de chute.
  • Walking and talking test : les personnes âgées fragiles s’arrêtent de marcher lorsqu’elles sont sollicitées sur un autre domaine d’attention.

Prévention des chutes :

Les conséquences de la chute de la personne âgée sont multiples.  Les chutes sont la première cause de fracture chez la personne âgée. Elles peuvent être sévères avec des hospitalisations et des risques de complications.

Les fractures les plus courantes sont celles du poignet, de l’humérus (du bras),  du col du fémur.

Le syndrome post-chute est caractérisé par une réduction de l’activité, une perte de la masse musculaire, des difficultés à se déplacer conduisant à une perte d’autonomie.

L’activité physique constitue l’un des principaux moyens de prévention des chutes chez la personne âgée.

Un programme d’exercice même modéré de réentrainement de la force et de l’équilibre réduit considérablement le risque de chute par une amélioration de la mobilité, de la force musculaire et une meilleure préservation des fonctions physiques et mentales.

Dans une étude du 11 novembre 2021 de Michal Elboim Gabyzon l’entrainement par intervalles en haute intensité améliore la capacité fonctionnelle, la puissance musculaire et les performances physiques chez les personnes âgées avec et sans comorbidités.

Le programme d’exercice peut comporter :

(1) Du renforcement musculaire analytique et fonctionnel; (2) De la marche quotidienne d’environ 30 minutes; (03) Du travail d’équilibre; (4) De la lutte contre les appréhensions.

Toutes ces formes de travail permettent aussi un vieillissement en bonne santé.

Conclusion :

Il n’y a pas de consensus par rapport aux types exercices permettant de prévenir le risque de chutes. Le plus important est de pratiquer une activité physique régulière même modérée. Les exercices à haute intensité sont aussi prescrits. Il faut aussi adapter l’habitat de la personne âgée (vérifier que les rampes sont bien résistantes si les chambres se trouvent à l’étage), faire attention à l’état du sol (ne pas laisser trainer des objets qui vont faire trébucher, le sol ne doit pas être mouillé surtout s’il y a du carrelage) et faire attention à l’éclairage des pièces !

Vincent M. SYLLA – Kinésithérapeute du Sport

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Développement personnel : Sois ton propre choix !

Les standards de beauté, d’appartenance et de reconnaissance nous ruent vers des stéréotypes et actions qui influencent nos visions et modes de vie. Nous avons tendance à nous obstiner dans une recherche accrue et rude de la bonne image qui nous ferait rejoindre le cercle des « belles personnes », des personnes ayant les « bons comportements » ou encore des personnes majoritairement acceptées.

Nos sociétés ont défini un bon nombre de critères qui octroient plus d’atouts à certains qu’à d’autres. Ces considérations peuvent être mises en avant aussi bien sur le plan esthétique, social, racial que religieux.  Partant de ces critères, certains vont jusqu’à sacrifier leur existence pour faire partie de la norme ou tout simplement s’exclure et sombrer à cause des diktats.

Les considérations

Les croyances et jugements mettent en avant des attributs physiques, moraux ou comportementaux qui auront tendance à stigmatiser et auto-exclure une frange de la population qui ne se retrouvera pas dans les clichés.

• Sur le plan esthétique : Des normes de beauté ont été plébiscitées et les différentes représentations de la mode et de la beauté au niveau mondial mettent en avant les caractéristiques définies pour hisser les modèles choisis comme étant les plus beaux.   

• Sur le plan de l’appartenance : Dans certaines parties du monde, il existe différentes classifications de la population qui, selon leur descendance, pourront se voir attribuer les titres de noblesse, de bourgeois… Ou cette appartenance pourra encore leur faire suivre la religion qui leur sera destinée. Et en fonction de la position géographique, ces caractéristiques peuvent représenter une faiblesse car les réalités feront que certaines appartenances seront considérées comme étant les meilleures et d’autres seront marginalisées.

• Sur le plan racial : Nos couleurs de peaux représentent nos premières différences visibles à l’œil nu mais cela ne s’arrête pas là car nos habitudes et cultures viennent creuser l’écart et créer les refus d’acceptation pouvant aboutir au racisme et créer des préjugés visant à considérer telle ou telle autre communauté comme étant tous tributaires d’actes malveillants ne pouvant être généralisés à tous.

• Sur le plan social : On dira que les personnes qui ont une certaine personnalité et une certaine souplesse relationnelle sont meilleures. Plus encore, les personnes renfermées ou réservées peuvent être victimes de leur tempérament et critiquées dans leur façon d’être car elles auront été différentes de « la norme ».

L’impact

Nous vivons dans un monde disparate, pluriel et multidimensionnel, nous n’avons donc pas les mêmes idéologies, ni les mêmes morphologies et encore moins les mêmes croyances. De ce fait, les choix doivent être multiples et non restrictifs.

Mais, les faits sont là et l’idéalisation existe et a été prônée par nos aïeux. Cependant, nous nous rendons compte, au fur et à mesure de la précarité de la méthode.

En effet, certains viennent au monde en étant déjà condamnés à faire partie de ceux qui sont vus comme étant les plus faibles ou encore les moins adulés. Ils vivront en étant tout le temps critiqués, rabaissés, jugés, … juste parce qu’ils ont cette particularité que l’humain a voulu assombrir.

En fonction de la personnalité et de la force des personnes, les réactions ne sont pas les mêmes. Certains stigmatisés ont pu en faire fi et trouver leurs voies mais d’autres ont dû tout remettre en cause pour évoluer dans ce milieu opaque et hostile à plusieurs niveaux.

Les préjugés sur le plan esthétique ont créé un mal-être chez certaines personnes qui sont en recherche perpétuelle de l’image idéale et standardisée, et qui peuvent parfois recourir à des méthodes néfastes qui mettront en danger leurs vies.

Sur d’autres plans, la stigmatisation peut entraîner l’éloignement, la fuite, le déni d’appartenance ou encore attiser la haine entre communauté.

Les résolutions

Avec la modernisation et les niveaux de vie qui évoluent au même rythme et à différentes échelles au fil des générations, nous nous rendons compte que nous nous valons tous. Les jugements et rejets ne sont plus réellement valables même s’ils existent toujours chez certains qui veulent toujours marquer la différence.

Toutefois, nous ne sommes plus à l’ère de la victimisation ou de l’acceptation aveuglée de normes non réglementées, par conséquent la seule riposte pour subsister dans cette jungle stéréotypée est de se protéger et d’assumer sa façon d’être en dépit des règles archaïques.

Pour se faire, la personne doit apprendre à se connaître pour identifier son appartenance et accepter son profil. Ensuite, il convient de faire de sa situation la plus adaptée à son vécu afin de ne pas avoir de remords face à la critique.

S’adapter à son profil permet de ne plus être à la recherche constante des causes de son rejet et d’éviter de sombrer dans une déprime uniquement basée sur des critères intrinsèques dont on ne peut se départir.

D’habitude, on devient faible quand on se sent en position d’infériorité ou quand on perd espoir ou encore quand nous apportons trop d’importance aux jugements. Il est donc important de se valoriser, de définir ses propres règles et de se laisser séduire par sa personne afin d’être son choix parmi tous. Car après tout, le cycle de vie de l’humain va de la naissance à la mort avec la vie tout au long du trajet donc on ne naît pas pour plaire mais plutôt pour vivre !

Coach Fatouma Seck Diagne – Directrice de LA TOUCHE

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Entretien portrait

Fatoumata NIANG est Fleet Card Project Manager au sein de TotalEnergies. Dans cette interview accordée au magazine, la Franco-sénégalaise est revenue sur son parcours du Lycée Jean Mermoz de Dakar à TotalEnergies en passant par la Corée du Sud, Macao et l’Université Paris Dauphine. Fatoumata a bien voulu également nous présenter sa fonction actuelle, Totalenergies en plus d’adresser des messages aux Jeunes en quête de vocation.

Qui est Fatoumata NIANG ?

Tout d’abord bonjour et un grand merci à Biramawa magazine de me donner la parole aujourd’hui. Je suis ravie.

Je me présente. Fatoumata Niang, jeune franco-sénégalaise. Je suis née en France mais j’ai grandi au Sénégal jusqu’à mes 17 ans. Après l’obtention de mon baccalauréat en Juin 2014, je suis partie à l’étranger pour mes études. Je suis revenue au Sénégal en Décembre 2019. Je suis actuellement Fleet Card Project Manager chez TotalEnergies.

Ma citation préférée est « Croyez en vos rêves et ils se réaliseront peut-être. Croyez en vous et ils se réaliseront sûrement. » de Martin Luther King. Je me répète cette phrase au quotidien, c’est un moyen pour moi de trouver la motivation de réaliser mes rêves et mes projets.

N’ayez pas peur de vous tromper. 

Quelles sont les grandes lignes de votre parcours de formation et professionnel ?

J’ai obtenu mon baccalauréat scientifique au Lycée Français Jean Mermoz de Dakar. Par la suite, j’ai intégré l’école de commerce & management Neoma Business School dans le cadre d’un Bachelor of Science (Bsc) in International Business. C’est une formation qui s’adresse aux étudiants s’intéressant à l’international, l’environnement économique mondial, la gestion de projets ou encore l’entrepreneuriat. J’ai,dans le cadre de cette formation vécu un an en Corée du Sud et six mois à Macao. Une fois mon Bachelor terminé, j’ai intégré l’Université Paris Dauphine en « Master 2 International Business and New Communication Technologies Projects ». En combinant cours et expérience professionnelle, ce programme vise à fournir aux étudiants des connaissances et des compétences en gestion de projet dans un contexte international, nouvelles technologies et innovations numériques. C’est dans le cadre de cette formation que j’ai intégré TotalEnergies en alternance.

J’ai rejoint TotalEnergies en septembre 2018 en tant qu’alternante Business Analyst Afrique au sein de la direction Afrique – Marketing Réseau et Digital, dans le département Marketing Carte et Mobilité. Après 14 mois, j’ai pris la fonction de Fleet Card Project Manager toujours au sein de la même direction et du même département, que j’occupe actuellement depuis près de deux ans.

Vous êtes actuellement Fleet Card Project Manager au sein de TotalEnergies. Que pouvez-vous nous dire sur TotalEnergies ?

TotalEnergies est une compagnie multi-énergies mondiale de production et de fourniture d’énergies : pétrole et biocarburants, gaz naturel et gaz verts, renouvelables et électricité. Ses 105.000 collaborateurs s’engagent pour une énergie toujours plus abordable, plus propre, plus fiable et accessible au plus grand nombre. Présent dans plus de 130 pays, TotalEnergies inscrit le développement durable dans toutes ses dimensions au cœur de ses projets et opérations pour contribuer au bien-être des populations.

Une chose qui m’a frappée lorsque j’ai rejoint TotalEnergies et qui me plait beaucoup dans mes activités au quotidien c’est la diversité des profils qui composent les équipes. Il faut savoir qu’il y a près de 160 nationalités différentes au sein de la Compagnie. C’est une réelle source de richesse.

Qu’est-ce qui justifie votre choix pour le secteur de pétrole et de l’Energie ? Quel est votre ressenti ?

C’est une très bonne question. Je ne sais pas pourquoi mais depuis mon plus jeune âge j’ai toujours été attiré par le secteur de l’énergie. Lorsque j’étais plus jeune, j’adorais accompagner les adultes mettre de l’essence en station (rire). 

TotalEnergies est une compagnie multi-énergies mondiale de production et de fourniture d’énergies : pétrole et biocarburants, gaz naturel et gaz verts, renouvelables et électricité.

Comment décririez-vous votre fonction de Fleet Card Project Manager ? De quoi s’agit-il ?

Je suis responsable du déploiement de la nouvelle solution cartes de la Compagnie dans 13 pays d’Afrique : Mali, Togo, Zambie, Ile de la Réunion, Mayotte, Sénégal, Cote d’Ivoire, Burkina Faso, Tchad, Guinée Conakry, Niger, Guinée Equatoriale et Mauritanie. En lien avec plusieurs équipes, je dois m’assurer du bon déroulement des phases de déploiement et de la bonne coordination du projet, de la phase d’étude au go live.

Votre journée type ?

Dans ma fonction, il y a deux journées types : celle quand je suis au bureau à Dakar et celle quand je suis en mission dans les différents pays. Au bureau, ce sont principalement des échanges avec les filiales et les équipes du siège qui rythment la journée donc beaucoup de réunions. En mission c’est un mélange entre des points en interne avec les collaborateurs de la filiale dans laquelle je me déplace et des points sur le terrain avec les opérationnels.

D’après-vous quels sont les prérequis et qualités intrinsèques à cette fonction ?

Selon moi, il faut : (1) une/des expérience(s) commerciales/marketing et en techniques monétiques, (2) un esprit d’analyse et de synthèse, (3) un esprit d’équipe et faire preuve d’ouverture internationale, (4) un sens de l’anticipation et de l’innovation, (5) savoir parler couramment le francais et l’anglais.

Quels sont les meilleurs aspects de votre profession ?

De mon point de vue, ce qui rend la fonction de Fleet Card Project Manager très agréable est l’humain. Les échanges sont nombreux et avec des personnes d’origines différentes. Quelle richesse !

Rencontrez-vous des difficultés ?

Je ne rencontre pas de difficulté spécifique. En revanche, comme dans toute gestion de projet, il y a des difficultés auxquelles nous devons faire face au quotidien comme la gestion des plannings, la charge de travail parfois importante etc… Mais cela reste minime et gérable.

Ma citation préférée est « Croyez en vos rêves et ils se réaliseront peut-être. Croyez en vous et ils se réaliseront sûrement. » de Martin Luther King.

Quels sont vos conseils pour vos cadets qui souhaitent exercer la même profession que vous ?

La persévérance. Comme Michael Jordan le disait, « J’ai raté plus de 9000 tirs dans ma carrière. J’ai perdu presque 300 matches. A 26 occasions, j’ai raté la possibilité de faire gagner mon équipe sur un dernier panier gagnant, que j’ai manqué. J’ai échoué encore, encore et encore… et c’est précisément pourquoi j’ai réussi. » 

Pour changer de registre, au-delà de votre vie professionnelle, quels sont vos hobbies ?

Je suis passionnée de voyages avec plus de 30 pays à mon actif.

Biramawa vous remercie. Votre mot de la fin ?

Je souhaite finir cet entretien portrait par un mot aux jeunes, qui viennent d’obtenir leur baccalauréat et réfléchisse à leur avenir, ou encore ceux qui sont en cours d’études supérieures : n’ayez pas peur de vous tromper. Il est difficile en étant jeune de savoir exactement ce que nous aimons et nous souhaitons faire pour le restant de notre vie. Alors donnez vous la chance de voir le maximum de choses pour faire le bon choix. S’épanouir dans son travail au quotidien est une priorité et c’est d’ailleurs selon moi la clé de la réussite. Croyez en vous et vous y arriverez, personne n’est meilleur qu’un autre.

Un grand merci à toute l’équipe de Biramawa magazine !


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Entretien exclusif

Mame Rokhaya LO est la première femme commandant une FPU sénégalaise (Unité de force de police) au niveau de la MONUSCO (Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République Démocratique du Congo). Elle est également la première et la seule femme pilote dans la gendarmerie du Sénégal mais surtout dans l’armée sénégalaise. Dans cette interview accordée au magazine, elle est revenue notamment sur son parcours, son choix pour la gendarmerie nationale sénégalaise et surtout sur le rôle majeur que doivent jouer les femmes au sein de nos forces de Défense et de Sécurité.

Qui est Mame Rokhaya LO ?

Mame rokhaya LO est un officier de la Gendarmerie Nationale sénégalaise mariée et mère de 2 enfants.

 Rien ne se donne, il faut se battre et croire en ses rêves. 

Pourriez-vous revenir sur les grandes lignes de votre parcours de formation ?

Titulaire d’un bac scientifique S2, je suis un produit de l’école publique sénégalaise (CEM Tijani pikine, Lycées Limamoulaye et Delafosse).

En 2011, j’ai intégré la Gendarmerie par voie de concours en admission sur titre avec un master 2 en commerce et management des affaires internationales (Faculté des sciences économiques et de gestion, Université Cheikh Anta DIOP).

J’ai effectué plusieurs formations militaires au sein de l’institution et une formation en pilote d’avion ultra léger.

Sur autorisation du commandement, j’ai fait cette année un master 2 en Genre et consolidation de la paix à la Faculté des sciences juridiques et politiques, UCAD.

Qu’en est-il de votre parcours professionnel ?

A l’issu de la ma formation, j’ai servi 1 an à la compagnie de Rufisque comme officier adjoint avant de réussir un concours pour devenir pilote . J’ai fait 5 ans à la section aérienne dont 2 ans et demi comme chef de la section.

En juin 2019, j’ai été affectée à l’état-major comme chef de la division admission mobilisation cumul division genre.

Depuis janvier 2020, je suis devenue chef de la division du Genre et de la Mixité.

Depuis Novembre 2021, j’ai rejoint la Monusco comme commandant de la SEN FPU 2.

Je suis un produit de l’école publique sénégalaise.

Pourquoi avoir porté votre choix sur la gendarmerie?

C’est une institution qui m’avait marqué depuis mon enfance lors du grand  Magal  de Touba. Après mes études, je me suis tournée vers cette institution remplie de valeurs même si ce n’était pas un rêve d’enfance.

Et si c’était à refaire ?

Je vais encore choisir la Gendarmerie.

Vous êtes la Commandante de la Sen FPU 2 au niveau de la MONUSCO. Nos vives félicitations et encouragements!

Merci beaucoup c’est un honneur !

En tant que première femme commandant une FPU Sénégalaise, que pensez-vous de la présence des femmes dans les missions de la paix?

La présence des femmes dans les missions de paix est une très bonne chose car elles doivent contribuer à la consolidation et au maintien de la paix. Les femmes Casques Bleus apportent une dimension supplémentaire qui se matérialise par notamment leur capacité à comprendre et à accompagner les femmes et jeunes filles, victimes d’abus. Elles sont également source de motivation et d’inspiration pour ces dernières à tel point que certaines d’entre elles finissent par s’engager dans les rangs de la police de leurs propres pays.

Quelles sont vos missions au quotidien ?

Conformément au mandat de la Monusco :

  1. Contribuer à la protection des civils (patrouilles, sensibilisation, etc.) ;
  2. Protéger le personnel et les biens des Nations Unies ;
  3. Appuyer la stabilisation et le renforcement des institutions de l’état en république démocratique du Congo ainsi que les principales réformes.

L’implication des femmes dans les secteurs de la défense et de la sécurité ne doit pas s’inscrire dans une démarche de réparation ou de compensation…

Qu’est-ce qui vous plait le plus dans votre nouvelle fonction ?

Le fait de savoir que je peux participer à la recherche de solutions pour une paix durable. J’ajouterais qu’ en occupant cette fonction, je peux inciter les femmes à y croire..

Mère de famille et Commandante d’une FPU de la MONUSCO : Est-ce aisé de concilier les deux ?

Avec l’aide de la famille, on arrive à concilier les deux, mais c’est aussi des sacrifices à faire.

Considérez-vous qu’il doit y avoir plus de femmes sous les drapeaux ? Si oui pourquoi ?

Oui car l’implication des femmes dans les secteurs de la défense et de la sécurité ne doit pas s’inscrire dans une démarche de réparation ou de compensation comme pour corriger une injustice mais plutôt s’inscrire dans une démarche de développement et être perçue comme une VALEUR AJOUTEE aux capacités et à l’efficacité des Forces Armées.

Je dirais aux femmes de croire en leurs potentiels et de briser le plafond de verre.

Quels sont vos conseils à l’endroit des femmes qui souhaitent s’engager dans l’armée ?

Je dirais aux femmes de croire en leurs potentiels et de briser le plafond de verre. Elles ont leur rôle à jouer pour faire face aux impératifs sécuritaires.

Votre message à l’endroit des jeunes en quête de vocation ?

De ne pas baisser les bras car l’avenir appartient à la jeunesse. Rien ne se donne, il faut se battre et croire en ses rêves.


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Développement personnel : L’attachement sécure

Les déceptions et trahisons peuvent pousser la personne à se renfermer sur elle-même et à devenir asociale pour se protéger de l’extérieur. En effet, l’expérience nous modifie au fil des années et nous devenons cette personne qui a été un pur produit de son parcours. Mais il est important de souligner que les relations humaines sont indispensables dans une existence, par conséquent, nous pouvons limiter notre fréquentation et être sélectif mais avoir un attachement sécure apporte un bien-être et nous tranquillise.

L’attachement sécure consiste à développer son sentiment interne de sécurité envers une personne et débute durant l’enfance où il est représenté par l’attachement du bébé à sa maman. Il se matérialise donc par l’apaisement que nous avons quand nous sommes à côté d’une personne de confiance.

Les manifestations de l’attachement sécure

L’attachement sécure consistera à identifier ces personnes en qui nous avons confiance et qui nous aident à grandir et à nous affirmer, pour en faire nos alliés. Les interactions avec ces personnes de notre entourage permettent à tout un chacun de sentir l’amour, l’affection et les motivations de l’autre.

Avoir un attachement sécure ne signifie pas que la personne n’aura pas sa propre personnalité pour évoluer efficacement dans son monde, au contraire, la personne qui développera cet attachement poursuivra son chemin avec stabilité et sérénité tout en sachant où aller et vers qui se tourner en cas de difficultés.

L’attachement sécure se développe en quatre étapes :

  • le regard d’empathie porté sur l’autre
  • La sécurité qui consiste à protéger l’autre du danger et à ne pas poser d’actes malveillants
  • L’apaisement et l’affection donnés pour aider l’autre à braver les difficultés
  • L’accompagnement indéfectible pour permettre à la personne d’évoluer

Ces éléments contribuent à l’appréciation de la personne à l’attachement sécure car ils représentent les piliers d’une relation forte et agréable qui sera basée sur la confiance et la complémentarité.

En amour, l’attachement sécure est l’idéal car il procure un sentiment de satiété dans la relation. En plus des autres bienfaits de la relation amoureuse, l’attachement sécure apporte la confirmation d’être avec la bonne personne qui nous soutiendra envers et contre tous.

Les apports bénéfiques

L’attachement sécure nous procure le sentiment d’être épaulé, aimé et accompagné, il nous permet d’affronter les situations les plus compliquées et d’en sortir vainqueur car le sentiment d’appartenance est une force inouïe et non négligeable dans la recherche d’une vie équilibrée.

Prenons l’exemple d’un enfant qui a développé un attachement sécure pour sa maman, il pourra tout faire devant elle et manifeste sa joie dès qu’il la voit. Il réalisera des exploits et arrivera à vaincre sa peur quand il sait qu’elle est à côté car il a la certitude qu’elle le défendra et le protégera en toutes circonstances.

Les avantages de l’attachement sécure se manifestent de la même manière chez l’adulte qui, en sachant qu’il a développé son attachement envers une personne, pourra aller au-delà de ses limites et oser les expériences car il saura qu’il y aura une personne de confiance qui sera toujours prête à l’épauler quels que soient les problèmes rencontrés.

D’un autre côté, l’attachement sécure renforce notre positivité puisque la compagnie des personnes appréciées et qui nous apportent du bonheur impacte nos humeurs et nous pousse à développer notre sécurité intérieure.

Les erreurs à éviter

Compte-tenu de l’implication et de l’apport de l’attachement sécure, il convient de faire attention à son choix pour éviter d’être la victime d’une personne malintentionnée et manipulatrice.

En effet, parfois la naïveté peut nous pousser à avoir une confiance totale en quelqu’un de notre entourage qui, malheureusement ne cochera pas toutes les cases. Mais notre souhait d’en faire notre personne de confiance nous aveuglera.

Ces erreurs peuvent perturber nos vies car nous serons sous la dépendance d’une personne à l’attachement insécure qui déstabilisera notre mode de fonctionnement. Les conséquences d’un mauvais choix peuvent entraîner de graves répercussions pouvant aller jusqu’à la perte d’estime de soi, la dépendance affective, la dépression, les déceptions, …

Il convient donc de ne pas mettre en avant les intérêts et la subjectivité dans son choix qui ne doit pas forcément être orienté vers les personnes qui nous attirent, ni les personnes qui sont autour de nous et que nous fréquentons le plus du fait de nos obligations et intérêts.

Comment choisir son attachement sécure

Le choix de son attachement sécure se fait progressivement en fonction des signes et critères qu’on reçoit, nous ne devrons pas faire un choix basé sur des critères personnels.

L’attachement sécure est un concept qui se développe en fonction des différentes étapes prédéfinies et qui doivent être manifestées par la personne en face. C’est la personne qui nous apporte son soutien et qui manifeste des intérêts sains et sincères qui doit mériter cet attachement.

Faisons donc la part des choses dans notre choix et identifions les personnes à l’attachement sécure de notre entourage. Nous pourrons les distinguer ainsi :

  • Elle sera toujours disponible
  • Elle sera impliquée dans nos problèmes pour nous aider à les résoudre
  • Elle sera de bons conseils
  • Elle sera à proximité et ne sera pas ennuyée par notre compagnie
  • Nous n’aurons pas une relation conflictuelle ou basée sur des intérêts
  • Elle essaiera de nous comprendre
  • Elle savourera nos succès et nous aidera à être fort

L’attachement sécure nous stabilise car dans cette relation, nous savons l’écouter et il sait comment nous parler.

Coach Fatouma SECK DIAGNEDirectrice de La Touche 

 


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Découverte

Votre rubrique découverte est consacrée à Anna E. Diouf Sarr, Directrice de Apex pro et fondatrice de Usefullives. Elle est coach certifié en conduite du changement, leadership transformationnel, développement personnel art oratoire et thérapie cognitive du comportement. Titulaire d’un Bachelor of Arts en Économie et d’un Master en Management des projets, Anna E. Diouf Sarr est revenue dans cette interview sur notamment son parcours de l’immaculée Conception de Dakar à la Banque Mondiale aux Etats-Unis en passant par l’Université de Washington et Suffolk University. Elle a également bien voulu nous présenter Apex Pro, son cabinet spécialisé en stratégies de communication et Usefullives qui est un nouveau concept qu’elle a lancé et qu’elle décrit comme « un hommage à la vie ».

Qui est Mme Anna Diouf Sarr ?

Anna E. est une femme mariée et mère de famille, une sénégalaise sérère, fière de ses origines.  Elle est la créatrice et la directrice d’Apex Pro qui est un cabinet spécialisé en stratégies de communication. Elle est également la fondatrice de Usefullives.

Anna E. est une personne passionnée, reconnaissante de tout ce que la vie lui offre, de bon ou de moins bon. « Je suis une personne qui a choisi de voir le verre à moitié plein et qui voit en cela un privilège, mais aussi une opportunité à saisir et à partager avec autrui. »

Anna est une personne fougueuse, qui mène une vie simple avec le don de soi comme moteur. Une personne qui voudrait juste être utile et soucieuse du bien-être de ses semblables.

Anna E. est une femme mariée et mère de famille, une sénégalaise sérère, fière de ses origines.

Quelles sont les grandes lignes de votre parcours ?

Il y a eu des expériences marquantes, qui, selon moi ont un impact indéniable sur mon parcours. À 17 ans, j’ai eu l’opportunité de faire un concours d’école qui s’appelait Model United Nations où notre école avait gagné le prix de la meilleure connaissance thématique. En voyant les uns et les autres passer j’ai compris l’importance et la puissance de la parole. Ce concours a été, maintenant que j’y pense, un tremplin inconscient à ma carrière actuelle.

Après l’obtention de mon Baccalauréat de fin d’études secondaires à l’Immaculée Conception de Dakar j’ai poursuivi mes études au Suffolk University. Quelques années plus tard je décrochais un Bachelor of Arts en Économie à l’Université de Washington aux États-Unis et un Master en Management des projets. Après un passage à la Banque Mondiale j’ai eu l’opportunité de travailler au siège des Nations Unies à New York pendant un moment.

De retour à Dakar, j’ai travaillé pour une organisation internationale, qui à la fin de la mission est retournée aux États-Unis. J’ai décidé de rester.

Par la suite j’ai créée Apex Pro. Apex qui signifie en astronomie le point vers lequel se tournent toutes les étoiles. Apex Pro a été créée sur le conseil de mon père décédé 1 an après. Cette épreuve fut un déclic pour ma vie. Orateur hors pair, avec un goût prononcé pour le travail bien fait, mon père a été et est toujours pour moi une énorme source d’inspiration. Avec Apex Pro, nous proposons aux entreprises de gérer leur image, leurs relations publiques, nous organisons des retraites de cohésion d’équipe et nous proposons également des formations dans les différents domaines des  soft skills. Nous mettons notre savoir-faire au service de l’excellence afin de permettre aux entreprises de briller plus intensément.

Je suis également coach certifié en leadership transformationnel, en conduite du changement, en coaching de vie professionnelle et en thérapie cognitive du comportement,  des notions que j’ai initialement appliqué sans le savoir, et ce sont les gens autour de moi qui ont donné une appellation à ce que je faisais. Ceci m’a poussé à aller aiguiser mes compétences pour mieux servir. Oui Usefullives est comme un service, un don, un cadeau.

Usefullives m’a mis sur le sentier du coaching individuel et du coaching de groupe.

Booster votre état d’esprit en réveillant en vous l’HUMAIN au sens noble du terme, voilà Usefullives!!!

Vous êtes la fondatrice de Usefullives. De quoi s’agit-il au juste?

Usefullives est un concept tout récent né pendant la pandémie de Covid-19. Lorsque la pandémie est survenue, le monde a déploré la perte d’un grand nombre de vies humaines. À chaque fois qu’une nouvelle de ce genre me parvenait, je me disais que ces personnes ont probablement fait « leur part » avant de s’en aller et qu’il est temps que je fasse la mienne de façon consciente. C’est de là que m’est venue l’idée de créer Usefullives qui est une façon pour moi de « faire ma part ».

Usefullives est un hommage à la vie. Avec ce concept je cherche à faire profiter aux autres de ce cadeau qu’est la vie, à aider les personnes à s’épanouir, à vivre et à être accompli. C’est un clin d’œil à la vie, afin que nos actions diffusent de la positivité autour de nous et bien évidemment, que nos vies soient utiles.

Booster votre état d’esprit en réveillant en vous l’HUMAIN au sens noble du terme, voilà Usefullives!!!

Les membres de l’équipe Usefullives sont tous des amoureux de la vie, des passionnés de l’HUMAIN. Tous certifiés en coaching de vie professionnelle, en leadership transformationnel, en art oratoire et bien d’autres disciplines, ils vous livrent leurs présents (cadeaux) pour vous permettre de mieux appréhender la vie et ses multiples facettes.

Leurs expériences multiculturelles ont enrichi leur passion, la générosité de leur partage de connaissances, leur désir de renforcer leurs acquis, et l’odyssée de leurs aventures continue d’embellir les vies de ceux qui les croisent.

Seul l’HUMAIN compte, avec tout ce qu’il y’a de beau, de grand et d’utile.

En effet, Usefullives est un appel au don de soi pour une vie accomplie en partageant avec d’autres, qui à leur tour en feront de même, et ainsi de suite… Et ce faisant, nous ferons du bien à plus de monde plus rapidement.

Usefullives s’adresse à un public très diversifié, à tous ceux qui veulent partager, inspirer, dans le but de s’enrichir mutuellement.

A qui s’adresse Usefullives ?

Usefullives s’adresse à tout le monde, tous ceux qui entendent cet appel à la vie, tous ceux qui veulent partager, inspirer, rendre leurs propres vies utiles et par la même occasion rendre celles de leurs congénères utiles. Usefullives s’adresse à tous ceux qui veulent impacter.

Usefullives s’adresse à nous tous. Les femmes et les hommes de ce monde, les entrepreneurs, les professionnels y compris les travailleurs autonomes, ceux qui ne travaillent pas, ceux qui y aspirent, ceux qui d’une façon ou d’une autre cherchent à vivre de façon utile.

Usefullives s’adresse à un public très diversifié, à tous ceux qui veulent partager, inspirer, dans le but de s’enrichir mutuellement.

Justement, le concept de l’émission Go For It! Qui fait partie intégrante de Usefullives est un moyen par lequel nos invités qui ont une expérience certaine dans leur domaine de compétence, partagent les meilleures pratiques, dans le seul but d’inspirer et de faire croître. Usefullives rallie tous ceux qui, de près ou de loin, veulent rendre leurs vies utiles autant au Sénégal que dans le reste du monde, d’un océan à l’autre, d’un continent à l’autre, d’une ville à l’autre, bref tous ceux qui entendent cet appel à la vie.

Des séminaires et conférences sont d’ailleurs prévus au Sénégal et dans la sous-région.

Quelles sont vos perspectives d’avenir?

Dans un avenir proche, Usefullives voudrait continuer à s’ouvrir au monde. Des séminaires et conférences sont d’ailleurs prévus au Sénégal et dans la sous-région. Les prochains mois semblent prometteurs, et selon moi, ils représentent la promesse de rendre de plus en plus de vies utiles. Usefullives avance au gré de la passion de rendre des vies fructueuses, cette passion qu’elle considère comme son « fil rouge ».

En quoi consiste le coaching ?

Coacher quelqu’un c’est l’orienter, le guider, l’entraîner. Le coaching vient du mot « cocher » Dans une entrevue précédente je me souviens avoir affirmé ceci : « au cas où ce que je fais ne serait pas du coaching, ce qui m’intéresse, c’est qu’à la fin du processus la personne soit épanouie ». Je ne voudrais pas emprisonner l’action de Usefullives dans un concept ou une terminologie. J’ai la passion d’accompagner les personnes à la recherche de leurs qualités enfouies et de les aider à faire éclore ces dernières, à utiliser leur potentiel, à grandir et faire grandir. Nous voudrions également accompagner les gens à la recherche des outils de résolution de conflits qu’ils portent en eux-mêmes mais souvent sans en être conscients.

Il faut que les jeunes assument leurs compétences et les mettent en exergue.

Comment vous contacter ?

Usefullives est joignable sur différentes plateformes notamment Instagram, LinkedIn, sur Facebook, par l’intermédiaire de notre portail www.usefullives-forthebest.com , le blog www.usefullives.com, par téléphone direct ou Whatssap au (+221) 77 275 20 20, par courriel : [email protected].

Votre message à l’endroit de vos cadets en quête de vocation ?

Je leur dis simplement de tendre l’oreille, de prendre le temps de s’écouter, de se connaître et d’identifier leur potentiel. Qu’ils ouvrent l’œil pour observer et apprendre efficacement des autres. Qu’ils soient patients, qu’ils cherchent à dépoussiérer les trésors enfouis à l’intérieur de chacun d’eux, parce qu’il y en a! « Peu importe le voile sombre, qui, par les épreuves, les déceptions, les désillusions, recouvre ces trésors, ils sont bel et bien là. L’heure a sonné pour que ces trésors brillent de mille feux ». Il faut que les jeunes assument leurs compétences et les mettent en exergue. J’ai l’habitude de dire cette phrase : « Arrêtez de voir les autres comme des opportunités de réussite, soyez excellents et devenez vous-même l’opportunité! ».

Biramawa vous remercie.  Quel est votre mot de la fin ?

Merci  à  vous. Soyez bons, soyez vous-mêmes et que nos vies soient utiles.


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Santé : Scoliose idiopathique de l’adolescent

La scoliose idiopathique (SI) est une déformation tridimensionnelle rare de la colonne vertébrale affectant les enfants avant l’âge de 10 ans qui évolue avec l’adolescence, la cause  et la prévalence sont encore inconnue. La croissance pendant l’enfance et la puberté ont une influence majeure sur l’évolution de la courbure de la colonne vertébrale. La scoliose dans la petite enfance est difficile en raison de l’impact de la croissance et de l’hétérogénéité de la maladie. L’ampleur de la scoliose est mesurée par radiographie. Elle est définie comme un angle de courbure de la colonne vertébrale supérieur à 10° aussi appelé angle de Cobb.

Progression de la scoliose

Selon l’histoire naturelle de la scoliose idiopathique, on note une aggravation plus importante de la courbure pendant les périodes de poussée de croissance, en particulier au début de la puberté. Cette croissance rapide peut s’accompagner de multiples conséquences comme :

  • Une déformation de la cage thoracique
  • Une dysfonction pulmonaire restrictive
  • Un déficit de développement de la colonne vertébrale

Les cliniciens et les patients doivent être conscients du risque de progression de la courbe. Compte tenu des retentissements fonctionnels et psychologiques à l’âge adulte, une intervention précoce est d’une grande importance pour ces patients. Le but de l’intervention en phase précoce est d’empêcher la progression de la courbe.

Traitements chirurgical et conservateur

Le traitement de la scoliose est complexe. Il peut être conservateur avec de la prise en charge kinésithérapique et par corset (polyéthylène ou plâtre). Le corset joue un rôle important dans le traitement conservateur. Dans les formes les plus graves une intervention chirurgicale est nécessaire.

La chirurgie est conditionnée par la progression de la scoliose et/ou par le développement d’une déformation de la cage thoracique. Elle est indiquée chez les patients atteints de scoliose progressive avec un angle de déformation supérieur à 50°. Dans le traitement chirurgical les gestes de préservation de la croissance sont devenus indispensables. La chirurgie de fusion vertébrale primaire ou spondylodèse ne doit pas être pratiquée tôt dans l’enfance car elle entraverait ou même arrêterait la croissance vertébrale et thoracique restante.

L’utilisation de la kinésithérapie est un élément crucial du traitement conservateur de la scoliose et doit être initiée lorsque des déformations légères (angle de Cobb inférieur à 20°) sont présentes.

En cabinet on peut recevoir le patient chez qui juste une rééducation est prescrite ou en postopératoire. Dans les deux cas les objectifs sont de stabiliser la colonne vertébrale et les muscles du tronc et de prévenir les déficiences fonctionnelles secondaires. Les exercices n’ont pas d’inconvénients évidents et peuvent également atteindre d’autres objectifs importants tels que l’amélioration du contrôle neuromoteur, de la fonction respiratoire. Les exercices peuvent également faciliter une meilleure croissance des vertèbres en réduisant l’effondrement postural.

Les exercices spécifiques à la scoliose permettent de réduire la durée de port du corset mais aussi de diminuer l’angulation de ce dernier. Ils peuvent également retarder ou empêcher la chirurgie.

Conclusion

Ainsi, une gestion réussie de la scoliose idiopathique de l’adolescent dépend d’une bonne et étroite coopération multidisciplinaire de tous les professionnels de santé impliqués. Parmi ces acteurs de la santé on peut citer les médecins, les kinésithérapeutes, les chirurgiens orthopédistes, les orthésistes, les pneumologues (dans les cas de déformation thoracique grave), les nutritionnistes.

Les stratégies conservatrices, telles que la kinésithérapie et le corset, peuvent retarder le temps de la correction chirurgicale qui est souvent nécessaire.

Un traitement conservateur précoce est utile. En plus du corset, les preuves actuelles suggèrent que l’exercice peut jouer un rôle important.

Pour les patients dont l’angle de Cobb est inférieur à 20°, de nombreux médecins peuvent recommander une approche attentiste avec des visites régulières. Cependant, la déformation peut s’accentuer très rapidement chez certains patients et surtout chez les femmes. Les retentissements psychosociaux à l’âge adulte augmentent significativement si la scoliose dépasse un seuil critique de 30°. Par conséquent, les interventions précoces peuvent être d’une grande importance pour améliorer la qualité de vie.

Quelques recommandations

1- Les parents doivent être attentifs à la posture de leurs enfants et les corriger.

2- La scoliose est souvent asymptomatique. Habituellement l’enfant ne se plaint de rien, c’est pourquoi une inspection systématique du dos est recommandée une fois par an chez les enfants et les adolescents. 

3- Rechercher une éventuelle asymétrie du pli de la taille et des épaules est signe d’une scoliose.

4- Si l’enfant se penche vers l’avant jambes tendues, rechercher une gibbosité (déformation du dos en forme de bosse) dans le haut du thorax.

5- La pratique d’une activité physique régulière même à faible intensité permet de garder une bonne capacité cardiorespiratoire et ainsi de prévenir les douleurs liées à la scoliose.

Vincent Mansour SYLLA – Kinésythérapeute du Sport

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Développement personnel : Le manque

Vous n’avez pas de travail ? Vous n’avez jamais été marié ? Vous n’avez pas d’enfant ? Vous êtes orphelin ?…Un manque peut constituer une véritable source de faiblesse pour la personne qui, dans la plupart des cas,  aura tendance à considérer son manque comme une faille qui la poussera à le mettre en avant de ses actions et pensées jusqu’à en oublier ses acquisitions.

On souhaite toujours obtenir telle ou telle chose qui, selon notre entendement, nous aiderait à améliorer nos conditions de vie et notre confort… Et pourtant, dès son obtention, cette chose semblera si abstraite que nous aurons tendance à poursuivre notre quête en créant un nouveau besoin.

L’acceptation de notre réalité

Nous avons des destins dissemblables qui nous attribuent des vies différentes à plusieurs niveaux. Nous ne parcourons pas les mêmes sentiers et avons parfois une histoire qui nous impose un parcours qui s’éloigne des standards de réussite imposés par la société.

Certaines choses peuvent ne pas nous être destinées et malgré toutes les batailles qui seront menées, elles ne se produiront pas dans nos vies. Il convient donc à un certain moment, de se faire une raison et d’accepter.

L’acceptation passe par une analyse macroscopique de l’environnement direct ou indirect pour reconstituer les expériences et voir réellement où on se situe. Ensuite, il conviendra d’évaluer l’impact de ce manque dans notre vie pour mesurer l’importance réelle de cette absence.

Pour finaliser le processus d’acceptation, il faudra s’identifier au groupe auquel on appartient pour savoir que nous ne sommes pas seul dans cette situation et élaborer son projet d’avenir sans cet élément dans notre vie.

Les inconvénients liés à la mauvaise exploitation de son manque

Les nombreux objectifs que nous nous fixons nous obligent à vouloir obtenir les « fondamentaux » et à valider un parcours classique qui nous fera appartenir à une certaine classe de la société.

Nous avançons donc en voulant cocher toutes les cases et dès qu’un élément manque à l’appel, nous stagnons et activons la perte d’estime de soi ainsi qu’une remise en cause totale de nos capacités car hélas, nous avons tendance à vouloir rechercher notre responsabilité dans tous les événements de nos vies.

Un manque peut nous pousser à oublier nos réussites et pire, il peut saper notre moral et être à l’origine d’une dépression. Certains vont jusqu’à envenimer la situation en faisant déteindre les conséquences d’un seul manque sur l’ensemble de leur vie, allant jusqu’à détruire certaines de leurs réalisations.

Une obstination à vouloir aller à l’encontre de son destin entraîne un épuisement émotionnel qui poussera l’individu à une irritabilité hors norme qui pourra créer la perte de plaisir, le relâchement, l’amertume ou la jalousie. Ces facteurs pourront altérer la vie sociale, familiale et professionnelle de l’individu.

La prise en compte de nos acquisitions

En lieu et place de la recherche interminable des éléments dont nous ne disposons pas ou plus, nous devons parfois nous arrêter et faire l’inventaire de nos réalisations et profits afin de mesurer pleinement les objectifs que nous avons pu atteindre jusque-là.

Évaluer nos acquisitions a un impact direct sur la confiance en soi car cela nous permet de nous rendre compte des points positifs de notre vie. 

Au-delà de cette prise de conscience, l’évaluation de nos réalisations ouvre une solution alternative pour combler le gap lié au manque. En effet, en s’attardant sur ce dont nous disposons, nous arrivons à identifier nos points forts qui pourront nous permettre d’avoir une reconnaissance et de mieux résister au manque.

L’adaptation de nos besoins à nos possessions

Nous sommes responsables de ce que nous maîtrisons et n’avons aucune marge de manœuvre sur les éléments qui ne dépendent pas de nous. Par conséquent, la meilleure solution pour avoir un contrôle sur notre stabilité est de nous concentrer sur la gestion des éléments à notre disposition.

Chacun a en sa possession des réussites capables de lui faire tirer des avantages de son parcours. Il faut par conséquent, bien exploiter nos acquis en faisant tourner nos projets et actions autour des opportunités présentes.

L’erreur à ne pas commettre dans une vie est de baser ses réussites ou son épanouissement sur les modèles d’autres personnes. Nous pourrons tous arriver à la ligne d’arrivée en empruntant des trajectoires différentes donc sachons que la réussite d’une vie s’écrit de façon personnalisé peu importe les bagages et l’accompagnement qui s’y rattachent.

A un moment donné, il faut accepter de vivre notre vraie vie et pas celle qu’on avait imaginé. Cela requiert une analyse orientée de nos perceptions et réalités pour redéfinir les bases de notre existence et obtenir une qualité de vie saine et positive.

Certains n’y arriveront pas facilement car la cartographie du chemin traversé peut s’avérer chaotique et intemporelle, les difficultés auront laissé beaucoup de dégâts derrière elles mais seule la volonté de changer suffit pour espérer voir la lumière au bout du tunnel.

Coach Fatouma SECK DIAGNE – Directrice de La Touche

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Entretien Exclusif

Moussa WAGUE, de nationalités Malienne et Française, est le fondateur de la maison de disques KEYZIT. Créée il y a de cela plus de 20 ans et aujourd’hui présente dans une trentaine de pays dans le monde, KEYZIT ambitionne de devenir la Maison de disques numéro Un en Afrique. Dans cette interview accordée au Magazine le 30 Novembre 2020, Moussa WAGUE était revenu sur la genèse de KEYZIT. Il avait également exposé les acquis et les objectifs de la maison de disques, son point de vue pour une meilleure promotion de l’industrie musicale africaine en plus d’adresser des conseils avisés aux jeunes artistes.

Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Bonjour, Je suis Moussa Wagué, 42 ans, né à Bamako au Mali. De nationalités Malienne et Française. Entrepreneur, surtout connu comme étant le fondateur de la maison de disques KEYZIT.

« J’ai souhaité créer cette société car je rencontrais de nombreuses difficultés lorsque j’étais moi-même artiste. »

Créé en 2000, KEYZIT fête ses 20 ans. Félicitations !

Merci. J’espère qu’il y aura encore beaucoup d’anniversaires à fêter !

D’où vous est venue l’idée de créer KEYZIT ?

J’ai souhaité créer cette société car je rencontrais de nombreuses difficultés lorsque j’étais moi-même artiste. Je faisais partie d’un groupe, nous n’étions pas trop connus à nos débuts et il était difficile voire impossible de trouver un partenaire que ce soit pour distribuer nos albums, pour faire des concerts, toucher les médias ou tout simplement éditer nos œuvres. Nous avons donc dû tout faire en totale indépendance pendant de longues années. Ce n’est que lorsque nos principaux artistes ont eu du succès que les grosses compagnies ont commencé à s’intéresser à eux.

Nous nous sommes rendu compte que de nombreux groupes ou artistes étaient dans la même situation que nous. Nous avons donc créé une structure qui propose tous les services dont un artiste peut avoir besoin aux différentes étapes de sa carrière, de la production à la distribution en passant par l’édition ou l’organisation de concerts. Une structure qui puisse faire le lien entre l’indépendance et la major.

Je ne souhaitais pas que la nouvelle génération rencontre les mêmes problèmes que moi. Je pense que notre structure arrivait à point nommé dans l’industrie musicale.

Était-ce facile de créer KEYZIT ?

La création de la société en elle-même n’était pas difficile. Le plus dur c’est de la créer correctement et de la faire vivre sur le long terme. Je dirais que nous l’avons créé un peu dans la précipitation, ce qui explique pourquoi nous avons connu un premier échec en 2008. Nous avons toujours fonctionné sur fond propres et sans soutien bancaire ou investisseurs. Si nous avons pu tenir c’est par le soutien de la famille et de quelques amis qui ont mis la main à la poche pour nous aider dans les moments difficiles.

« Nous avons pour but de devenir la maison de disques numéro un en Afrique ça peut paraitre fou mais c’est à notre portée. »

Après 20 ans d’existence, quel bilan tirez-vous de cette aventure ?

Le bilan ne peut qu’être positif. J’ai commencé il y a 20 ans dans ma chambre, aujourd’hui nous sommes dans une trentaine de pays dans le monde. Nous avons créé beaucoup d’emplois sur le continent. Quand je regarde le chemin parcouru, malgré quelques échecs, je suis fier. Cependant il reste beaucoup de choses à faire avant que l’objectif final soit atteint. Nous avons pour but de devenir la maison de disques numéro un en Afrique ça peut paraitre fou mais c’est à notre portée. Il est évident qu’on aurait pu mieux faire les choses dans certains cas mais pas de regrets, il faut savoir être reconnaissants et rester optimiste. On essaie de s’améliorer chaque jour.

Aujourd’hui KEYZIT travaille avec des artistes de différents du monde. Les différences culturelles dans la manière de travailler vous ont-t-elles déjà posé problème ou cela vous a-t-il apporté des facilités ?

D’une manière générale la musique est un business qui fonctionne selon des règles définies à un niveau mondial donc la manière de travailler est la même presque partout. Je veux dire par là que peu importe le pays où l’on se trouve, il faut trouver l’artiste, enregistrer les titres, les mixer, masteriser les projets, faire la création graphique, le stylisme, la promotion, les clips, etc….

Les différences culturelles apportent une riche diversité et offrent des possibilités presque illimitées en termes de création musicale. Je dirai que la réelle différence se pose au niveau de l’état de l’industrie musicale de chaque pays. Certains pays sont plus avancés que d’autres notamment en ce qui concerne les sociétés de gestion collectives, les médias…cela permet de travailler plus facilement alors que sur les autres pays il faut souvent mettre en place cette industrie du début à la fin de la chaine avant de pouvoir travailler correctement.

Quelles libertés avez-vous vis à vis des artistes ? Avez-vous un droit de regard sur leur image, leur musique… ?

L’artiste a une liberté totale avec nous. Lorsque nous signons un artiste nous le choisissons car avant toute chose il nous plait sur le plan musical. Nous ne sommes pas là pour lui faire changer de style ou lui imposer une direction artistique. Nous lui apportons avant tout un cadre de travail professionnel qui permet à son talent de mieux s’exprimer. Nous pouvons le conseiller et donner notre avis mais au final c’est lui qui a le dernier mot. Nous intervenons davantage sur un plan stratégique afin d’obtenir les meilleurs résultats. C’est un échange, une collaboration.

« Tous les artistes que j’ai produit m’ont marqué (…) Je peux évidemment citer des artistes comme Sidiki Diabaté au Mali avec sa maitrise de la Kora et l’univers qu’il a su créer, Floby au Burkina Faso qui m’épate à chaque à fois ou encore Monsieur Nov en France qui est pour moi le meilleur dans son domaine. »

Vous avez eu à accompagner et continuer d’accompagner des artistes de renom. Quels sont les artistes qui vous ont le plus marqués ? Et pourquoi ?

Tous les artistes que j’ai produit m’ont marqué. Comme je le disais précédemment lorsque je choisis de travailler avec un artiste c’est avant tout car sa musique me plait. C’est généralement un coup de cœur. Ensuite j’essaie de voir ce que je peux apporter en termes de stratégie. Je peux évidemment citer des artistes comme Sidiki Diabaté au Mali avec sa maitrise de la Kora et l’univers qu’il a su créer, Floby au Burkina Faso qui m’épate à chaque à fois ou encore Monsieur Nov en France qui est pour moi le meilleur dans son domaine.

En Afrique beaucoup de jeunes ont porté leur choix sur la musique. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

Je suis mitigé sur le sujet. Je suis content que les jeunes se lancent à la condition sine qua none qu’ils se lancent correctement. Autrement on assistera à une sorte de colonisation 2.0 sur la musique en Afrique. Pour éviter cela il faut impérativement que le secteur se professionnalise rapidement car les artistes africains rencontrent quasiment les mêmes problèmes que nous, avec mon groupe, il y a 20 ans.

En France, la plupart des labels qui ont refusés de se professionnaliser on presque tous disparus. Eux et leurs artistes ont fini dans des situations parfois dramatiques sur le plan financier, moral ou familial. Cela a parfois provoqué des suicides…C’est pour cela que KEYZIT a, selon moi, un rôle important à jouer. C’est du business mais pas seulement, nous avons aussi une responsabilité importante envers cette nouvelle génération d’artistes.

« Il faut bien s’entourer, ne pas hésiter à faire appel à des professionnels qualifiés (managers, avocats, comptable…) pour éviter certains pièges. »

Quel message/conseil souhaitez-vous adresser à ces jeunes talents ?

Je leur dirai de se structurer, il faut prendre cela très au sérieux car c’est un business même si c’est avant tout une passion. Il faut bien s’entourer, ne pas hésiter à faire appel à des professionnels qualifiés (managers, avocats, comptable…) pour éviter certains pièges.

Au Cameroun par exemple, j’ai récemment identifié et signalé une arnaque d’envergure sur les droits d’auteurs qui touche la quasi-totalité des artistes du pays. Les artistes ont tellement de problèmes au quotidien qu’ils négligent tout cela et certaines personnes mal intentionnées en profitent.

Quelles sont d’ailleurs les critères de sélection de KEYZIT ?

Une originalité artistique dans un premier temps. Un artiste se doit d’être différent à défaut d’être unique. Ensuite il faut être motivé, déterminé et prêt à se retrousser les manches car la route vers le succès demande beaucoup de travail et de sacrifices. On parle de carrière et ça s’étend sur plusieurs années. Je ne peux pas m’entendre avec un artiste qui ne pense qu’à court terme.

Les œuvres d’un artiste continuent d’exister après sa mort. C’est pourquoi il faut porter une attention particulière à l’aspect protection et gestion des droits afin que les héritiers continuent de toucher l’argent qui en découle.

Un autre point important est celui de l’entourage de l’artiste. Si je sens que l’artiste est mal entouré et/ou mal conseillé cela peut fortement me freiner.

KEYZIT est depuis plusieurs années présent en Afrique. Comment trouvez-vous l’environnement musical africain ?

Nous sommes présents en Afrique depuis 2011 mais notre premier bureau a ouvert officiellement seulement en 2014 au Mali. En 6 ans sur le continent je trouve que nous avons bien avancé. Je trouve le marché très dynamique malgré tous les problèmes évoqués. Dans quelques années l’Afrique sera une place très importante sur l’échiquier mondial. Il y a d’excellents artistes dans chaque pays.

« Dans quelques années l’Afrique sera une place très importante sur l’échiquier mondial. Il y a d’excellents artistes dans chaque pays. »

Quelles sont vos préconisations pour une meilleure promotion des artistes africains ?

Il va falloir créer un réseau de communication panafricain, c’est un peu ce que nous sommes en train de mettre en place en ouvrant des bureaux dans plusieurs pays. Pour aller dans ce sens nous sommes en train de créer une agence de communication internationale qui s’appuiera sur nos différents bureaux dans le monde.

Par ailleurs il faudra réfléchir à un statut spécial qui puisse faciliter le travail et aussi la circulation des artistes et professionnels de la musique sur le continent.

C’est encore trop compliqué aujourd’hui pour un artiste Gabonais, par exemple de se produire au Mali ou inversement.

Pour changer de registre au-delà de KEYZIT, quelles sont les causes qui vous tiennent à cœur ?

Je suis sensible à tout ce qui touche les enfants de près ou de loin. En Afrique, il y a encore beaucoup trop d’enfants dans les rues, d’orphelins livrés à eux-mêmes. Nous sommes déjà très actifs sur ce sujet, notamment au Togo, au Bénin et au Mali mais pour aller plus loin, nous prévoyons de créer des orphelinats entièrement financés par KEYZIT. Il ne faut pas forcément attendre après les gouvernements ou les associations déjà existantes. J’estime que si le travail était déjà fait nous ne connaitrions pas cette situation. Je suis moi-même père de famille et à chaque fois que je vois un enfant dans la rue j’ai l’impression de voir un des miens et ça fait mal. On se doit d’agir.

« Je conseille souvent aux gens de trouver ce qu’ils aiment dans la vie et d’en faire leur métier. »

Quels sont vos hobbies ?

Je ne sais pas vraiment quoi répondre à cette question. Mon hobby est devenu mon boulot donc je n’ai pas vraiment l’impression de travailler même si je suis conscient que je travaille énormément. Mon travail me permet de voyager, de lire, faire du sport, rencontrer des gens formidables, apprendre tous les jours. C’est pour cela que je conseille souvent aux gens de trouver ce qu’ils aiment dans la vie et d’en faire leur métier. Il y a des opportunités de business partout, il suffit de bien observer.

Biramawa vous remercie. Votre mot de la fin ?

Merci pour cette interview, longue vie à Biramawa !