magazine N°12

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Découverte

Votre rubrique découverte est consacrée à Anna E. Diouf Sarr, Directrice de Apex pro et fondatrice de Usefullives. Elle est coach certifié en conduite du changement, leadership transformationnel, développement personnel art oratoire et thérapie cognitive du comportement. Titulaire d’un Bachelor of Arts en Économie et d’un Master en Management des projets, Anna E. Diouf Sarr est revenue dans cette interview sur notamment son parcours de l’immaculée Conception de Dakar à la Banque Mondiale aux Etats-Unis en passant par l’Université de Washington et Suffolk University. Elle a également bien voulu nous présenter Apex Pro, son cabinet spécialisé en stratégies de communication et Usefullives qui est un nouveau concept qu’elle a lancé et qu’elle décrit comme « un hommage à la vie ».

Qui est Mme Anna Diouf Sarr ?

Anna E. est une femme mariée et mère de famille, une sénégalaise sérère, fière de ses origines.  Elle est la créatrice et la directrice d’Apex Pro qui est un cabinet spécialisé en stratégies de communication. Elle est également la fondatrice de Usefullives.

Anna E. est une personne passionnée, reconnaissante de tout ce que la vie lui offre, de bon ou de moins bon. « Je suis une personne qui a choisi de voir le verre à moitié plein et qui voit en cela un privilège, mais aussi une opportunité à saisir et à partager avec autrui. »

Anna est une personne fougueuse, qui mène une vie simple avec le don de soi comme moteur. Une personne qui voudrait juste être utile et soucieuse du bien-être de ses semblables.

Anna E. est une femme mariée et mère de famille, une sénégalaise sérère, fière de ses origines.

Quelles sont les grandes lignes de votre parcours ?

Il y a eu des expériences marquantes, qui, selon moi ont un impact indéniable sur mon parcours. À 17 ans, j’ai eu l’opportunité de faire un concours d’école qui s’appelait Model United Nations où notre école avait gagné le prix de la meilleure connaissance thématique. En voyant les uns et les autres passer j’ai compris l’importance et la puissance de la parole. Ce concours a été, maintenant que j’y pense, un tremplin inconscient à ma carrière actuelle.

Après l’obtention de mon Baccalauréat de fin d’études secondaires à l’Immaculée Conception de Dakar j’ai poursuivi mes études au Suffolk University. Quelques années plus tard je décrochais un Bachelor of Arts en Économie à l’Université de Washington aux États-Unis et un Master en Management des projets. Après un passage à la Banque Mondiale j’ai eu l’opportunité de travailler au siège des Nations Unies à New York pendant un moment.

De retour à Dakar, j’ai travaillé pour une organisation internationale, qui à la fin de la mission est retournée aux États-Unis. J’ai décidé de rester.

Par la suite j’ai créée Apex Pro. Apex qui signifie en astronomie le point vers lequel se tournent toutes les étoiles. Apex Pro a été créée sur le conseil de mon père décédé 1 an après. Cette épreuve fut un déclic pour ma vie. Orateur hors pair, avec un goût prononcé pour le travail bien fait, mon père a été et est toujours pour moi une énorme source d’inspiration. Avec Apex Pro, nous proposons aux entreprises de gérer leur image, leurs relations publiques, nous organisons des retraites de cohésion d’équipe et nous proposons également des formations dans les différents domaines des  soft skills. Nous mettons notre savoir-faire au service de l’excellence afin de permettre aux entreprises de briller plus intensément.

Je suis également coach certifié en leadership transformationnel, en conduite du changement, en coaching de vie professionnelle et en thérapie cognitive du comportement,  des notions que j’ai initialement appliqué sans le savoir, et ce sont les gens autour de moi qui ont donné une appellation à ce que je faisais. Ceci m’a poussé à aller aiguiser mes compétences pour mieux servir. Oui Usefullives est comme un service, un don, un cadeau.

Usefullives m’a mis sur le sentier du coaching individuel et du coaching de groupe.

Booster votre état d’esprit en réveillant en vous l’HUMAIN au sens noble du terme, voilà Usefullives!!!

Vous êtes la fondatrice de Usefullives. De quoi s’agit-il au juste?

Usefullives est un concept tout récent né pendant la pandémie de Covid-19. Lorsque la pandémie est survenue, le monde a déploré la perte d’un grand nombre de vies humaines. À chaque fois qu’une nouvelle de ce genre me parvenait, je me disais que ces personnes ont probablement fait « leur part » avant de s’en aller et qu’il est temps que je fasse la mienne de façon consciente. C’est de là que m’est venue l’idée de créer Usefullives qui est une façon pour moi de « faire ma part ».

Usefullives est un hommage à la vie. Avec ce concept je cherche à faire profiter aux autres de ce cadeau qu’est la vie, à aider les personnes à s’épanouir, à vivre et à être accompli. C’est un clin d’œil à la vie, afin que nos actions diffusent de la positivité autour de nous et bien évidemment, que nos vies soient utiles.

Booster votre état d’esprit en réveillant en vous l’HUMAIN au sens noble du terme, voilà Usefullives!!!

Les membres de l’équipe Usefullives sont tous des amoureux de la vie, des passionnés de l’HUMAIN. Tous certifiés en coaching de vie professionnelle, en leadership transformationnel, en art oratoire et bien d’autres disciplines, ils vous livrent leurs présents (cadeaux) pour vous permettre de mieux appréhender la vie et ses multiples facettes.

Leurs expériences multiculturelles ont enrichi leur passion, la générosité de leur partage de connaissances, leur désir de renforcer leurs acquis, et l’odyssée de leurs aventures continue d’embellir les vies de ceux qui les croisent.

Seul l’HUMAIN compte, avec tout ce qu’il y’a de beau, de grand et d’utile.

En effet, Usefullives est un appel au don de soi pour une vie accomplie en partageant avec d’autres, qui à leur tour en feront de même, et ainsi de suite… Et ce faisant, nous ferons du bien à plus de monde plus rapidement.

Usefullives s’adresse à un public très diversifié, à tous ceux qui veulent partager, inspirer, dans le but de s’enrichir mutuellement.

A qui s’adresse Usefullives ?

Usefullives s’adresse à tout le monde, tous ceux qui entendent cet appel à la vie, tous ceux qui veulent partager, inspirer, rendre leurs propres vies utiles et par la même occasion rendre celles de leurs congénères utiles. Usefullives s’adresse à tous ceux qui veulent impacter.

Usefullives s’adresse à nous tous. Les femmes et les hommes de ce monde, les entrepreneurs, les professionnels y compris les travailleurs autonomes, ceux qui ne travaillent pas, ceux qui y aspirent, ceux qui d’une façon ou d’une autre cherchent à vivre de façon utile.

Usefullives s’adresse à un public très diversifié, à tous ceux qui veulent partager, inspirer, dans le but de s’enrichir mutuellement.

Justement, le concept de l’émission Go For It! Qui fait partie intégrante de Usefullives est un moyen par lequel nos invités qui ont une expérience certaine dans leur domaine de compétence, partagent les meilleures pratiques, dans le seul but d’inspirer et de faire croître. Usefullives rallie tous ceux qui, de près ou de loin, veulent rendre leurs vies utiles autant au Sénégal que dans le reste du monde, d’un océan à l’autre, d’un continent à l’autre, d’une ville à l’autre, bref tous ceux qui entendent cet appel à la vie.

Des séminaires et conférences sont d’ailleurs prévus au Sénégal et dans la sous-région.

Quelles sont vos perspectives d’avenir?

Dans un avenir proche, Usefullives voudrait continuer à s’ouvrir au monde. Des séminaires et conférences sont d’ailleurs prévus au Sénégal et dans la sous-région. Les prochains mois semblent prometteurs, et selon moi, ils représentent la promesse de rendre de plus en plus de vies utiles. Usefullives avance au gré de la passion de rendre des vies fructueuses, cette passion qu’elle considère comme son « fil rouge ».

En quoi consiste le coaching ?

Coacher quelqu’un c’est l’orienter, le guider, l’entraîner. Le coaching vient du mot « cocher » Dans une entrevue précédente je me souviens avoir affirmé ceci : « au cas où ce que je fais ne serait pas du coaching, ce qui m’intéresse, c’est qu’à la fin du processus la personne soit épanouie ». Je ne voudrais pas emprisonner l’action de Usefullives dans un concept ou une terminologie. J’ai la passion d’accompagner les personnes à la recherche de leurs qualités enfouies et de les aider à faire éclore ces dernières, à utiliser leur potentiel, à grandir et faire grandir. Nous voudrions également accompagner les gens à la recherche des outils de résolution de conflits qu’ils portent en eux-mêmes mais souvent sans en être conscients.

Il faut que les jeunes assument leurs compétences et les mettent en exergue.

Comment vous contacter ?

Usefullives est joignable sur différentes plateformes notamment Instagram, LinkedIn, sur Facebook, par l’intermédiaire de notre portail www.usefullives-forthebest.com , le blog www.usefullives.com, par téléphone direct ou Whatssap au (+221) 77 275 20 20, par courriel : usefullives1@gmail.com.

Votre message à l’endroit de vos cadets en quête de vocation ?

Je leur dis simplement de tendre l’oreille, de prendre le temps de s’écouter, de se connaître et d’identifier leur potentiel. Qu’ils ouvrent l’œil pour observer et apprendre efficacement des autres. Qu’ils soient patients, qu’ils cherchent à dépoussiérer les trésors enfouis à l’intérieur de chacun d’eux, parce qu’il y en a! « Peu importe le voile sombre, qui, par les épreuves, les déceptions, les désillusions, recouvre ces trésors, ils sont bel et bien là. L’heure a sonné pour que ces trésors brillent de mille feux ». Il faut que les jeunes assument leurs compétences et les mettent en exergue. J’ai l’habitude de dire cette phrase : « Arrêtez de voir les autres comme des opportunités de réussite, soyez excellents et devenez vous-même l’opportunité! ».

Biramawa vous remercie.  Quel est votre mot de la fin ?

Merci  à  vous. Soyez bons, soyez vous-mêmes et que nos vies soient utiles.


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Santé : Scoliose idiopathique de l’adolescent

La scoliose idiopathique (SI) est une déformation tridimensionnelle rare de la colonne vertébrale affectant les enfants avant l’âge de 10 ans qui évolue avec l’adolescence, la cause  et la prévalence sont encore inconnue. La croissance pendant l’enfance et la puberté ont une influence majeure sur l’évolution de la courbure de la colonne vertébrale. La scoliose dans la petite enfance est difficile en raison de l’impact de la croissance et de l’hétérogénéité de la maladie. L’ampleur de la scoliose est mesurée par radiographie. Elle est définie comme un angle de courbure de la colonne vertébrale supérieur à 10° aussi appelé angle de Cobb.

Progression de la scoliose

Selon l’histoire naturelle de la scoliose idiopathique, on note une aggravation plus importante de la courbure pendant les périodes de poussée de croissance, en particulier au début de la puberté. Cette croissance rapide peut s’accompagner de multiples conséquences comme :

  • Une déformation de la cage thoracique
  • Une dysfonction pulmonaire restrictive
  • Un déficit de développement de la colonne vertébrale

Les cliniciens et les patients doivent être conscients du risque de progression de la courbe. Compte tenu des retentissements fonctionnels et psychologiques à l’âge adulte, une intervention précoce est d’une grande importance pour ces patients. Le but de l’intervention en phase précoce est d’empêcher la progression de la courbe.

Traitements chirurgical et conservateur

Le traitement de la scoliose est complexe. Il peut être conservateur avec de la prise en charge kinésithérapique et par corset (polyéthylène ou plâtre). Le corset joue un rôle important dans le traitement conservateur. Dans les formes les plus graves une intervention chirurgicale est nécessaire.

La chirurgie est conditionnée par la progression de la scoliose et/ou par le développement d’une déformation de la cage thoracique. Elle est indiquée chez les patients atteints de scoliose progressive avec un angle de déformation supérieur à 50°. Dans le traitement chirurgical les gestes de préservation de la croissance sont devenus indispensables. La chirurgie de fusion vertébrale primaire ou spondylodèse ne doit pas être pratiquée tôt dans l’enfance car elle entraverait ou même arrêterait la croissance vertébrale et thoracique restante.

L’utilisation de la kinésithérapie est un élément crucial du traitement conservateur de la scoliose et doit être initiée lorsque des déformations légères (angle de Cobb inférieur à 20°) sont présentes.

En cabinet on peut recevoir le patient chez qui juste une rééducation est prescrite ou en postopératoire. Dans les deux cas les objectifs sont de stabiliser la colonne vertébrale et les muscles du tronc et de prévenir les déficiences fonctionnelles secondaires. Les exercices n’ont pas d’inconvénients évidents et peuvent également atteindre d’autres objectifs importants tels que l’amélioration du contrôle neuromoteur, de la fonction respiratoire. Les exercices peuvent également faciliter une meilleure croissance des vertèbres en réduisant l’effondrement postural.

Les exercices spécifiques à la scoliose permettent de réduire la durée de port du corset mais aussi de diminuer l’angulation de ce dernier. Ils peuvent également retarder ou empêcher la chirurgie.

Conclusion

Ainsi, une gestion réussie de la scoliose idiopathique de l’adolescent dépend d’une bonne et étroite coopération multidisciplinaire de tous les professionnels de santé impliqués. Parmi ces acteurs de la santé on peut citer les médecins, les kinésithérapeutes, les chirurgiens orthopédistes, les orthésistes, les pneumologues (dans les cas de déformation thoracique grave), les nutritionnistes.

Les stratégies conservatrices, telles que la kinésithérapie et le corset, peuvent retarder le temps de la correction chirurgicale qui est souvent nécessaire.

Un traitement conservateur précoce est utile. En plus du corset, les preuves actuelles suggèrent que l’exercice peut jouer un rôle important.

Pour les patients dont l’angle de Cobb est inférieur à 20°, de nombreux médecins peuvent recommander une approche attentiste avec des visites régulières. Cependant, la déformation peut s’accentuer très rapidement chez certains patients et surtout chez les femmes. Les retentissements psychosociaux à l’âge adulte augmentent significativement si la scoliose dépasse un seuil critique de 30°. Par conséquent, les interventions précoces peuvent être d’une grande importance pour améliorer la qualité de vie.

Quelques recommandations

1- Les parents doivent être attentifs à la posture de leurs enfants et les corriger.

2- La scoliose est souvent asymptomatique. Habituellement l’enfant ne se plaint de rien, c’est pourquoi une inspection systématique du dos est recommandée une fois par an chez les enfants et les adolescents. 

3- Rechercher une éventuelle asymétrie du pli de la taille et des épaules est signe d’une scoliose.

4- Si l’enfant se penche vers l’avant jambes tendues, rechercher une gibbosité (déformation du dos en forme de bosse) dans le haut du thorax.

5- La pratique d’une activité physique régulière même à faible intensité permet de garder une bonne capacité cardiorespiratoire et ainsi de prévenir les douleurs liées à la scoliose.

Vincent Mansour SYLLA – Kinésythérapeute du Sport

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Développement personnel : Le manque

Vous n’avez pas de travail ? Vous n’avez jamais été marié ? Vous n’avez pas d’enfant ? Vous êtes orphelin ?…Un manque peut constituer une véritable source de faiblesse pour la personne qui, dans la plupart des cas,  aura tendance à considérer son manque comme une faille qui la poussera à le mettre en avant de ses actions et pensées jusqu’à en oublier ses acquisitions.

On souhaite toujours obtenir telle ou telle chose qui, selon notre entendement, nous aiderait à améliorer nos conditions de vie et notre confort… Et pourtant, dès son obtention, cette chose semblera si abstraite que nous aurons tendance à poursuivre notre quête en créant un nouveau besoin.

L’acceptation de notre réalité

Nous avons des destins dissemblables qui nous attribuent des vies différentes à plusieurs niveaux. Nous ne parcourons pas les mêmes sentiers et avons parfois une histoire qui nous impose un parcours qui s’éloigne des standards de réussite imposés par la société.

Certaines choses peuvent ne pas nous être destinées et malgré toutes les batailles qui seront menées, elles ne se produiront pas dans nos vies. Il convient donc à un certain moment, de se faire une raison et d’accepter.

L’acceptation passe par une analyse macroscopique de l’environnement direct ou indirect pour reconstituer les expériences et voir réellement où on se situe. Ensuite, il conviendra d’évaluer l’impact de ce manque dans notre vie pour mesurer l’importance réelle de cette absence.

Pour finaliser le processus d’acceptation, il faudra s’identifier au groupe auquel on appartient pour savoir que nous ne sommes pas seul dans cette situation et élaborer son projet d’avenir sans cet élément dans notre vie.

Les inconvénients liés à la mauvaise exploitation de son manque

Les nombreux objectifs que nous nous fixons nous obligent à vouloir obtenir les « fondamentaux » et à valider un parcours classique qui nous fera appartenir à une certaine classe de la société.

Nous avançons donc en voulant cocher toutes les cases et dès qu’un élément manque à l’appel, nous stagnons et activons la perte d’estime de soi ainsi qu’une remise en cause totale de nos capacités car hélas, nous avons tendance à vouloir rechercher notre responsabilité dans tous les événements de nos vies.

Un manque peut nous pousser à oublier nos réussites et pire, il peut saper notre moral et être à l’origine d’une dépression. Certains vont jusqu’à envenimer la situation en faisant déteindre les conséquences d’un seul manque sur l’ensemble de leur vie, allant jusqu’à détruire certaines de leurs réalisations.

Une obstination à vouloir aller à l’encontre de son destin entraîne un épuisement émotionnel qui poussera l’individu à une irritabilité hors norme qui pourra créer la perte de plaisir, le relâchement, l’amertume ou la jalousie. Ces facteurs pourront altérer la vie sociale, familiale et professionnelle de l’individu.

La prise en compte de nos acquisitions

En lieu et place de la recherche interminable des éléments dont nous ne disposons pas ou plus, nous devons parfois nous arrêter et faire l’inventaire de nos réalisations et profits afin de mesurer pleinement les objectifs que nous avons pu atteindre jusque-là.

Évaluer nos acquisitions a un impact direct sur la confiance en soi car cela nous permet de nous rendre compte des points positifs de notre vie. 

Au-delà de cette prise de conscience, l’évaluation de nos réalisations ouvre une solution alternative pour combler le gap lié au manque. En effet, en s’attardant sur ce dont nous disposons, nous arrivons à identifier nos points forts qui pourront nous permettre d’avoir une reconnaissance et de mieux résister au manque.

L’adaptation de nos besoins à nos possessions

Nous sommes responsables de ce que nous maîtrisons et n’avons aucune marge de manœuvre sur les éléments qui ne dépendent pas de nous. Par conséquent, la meilleure solution pour avoir un contrôle sur notre stabilité est de nous concentrer sur la gestion des éléments à notre disposition.

Chacun a en sa possession des réussites capables de lui faire tirer des avantages de son parcours. Il faut par conséquent, bien exploiter nos acquis en faisant tourner nos projets et actions autour des opportunités présentes.

L’erreur à ne pas commettre dans une vie est de baser ses réussites ou son épanouissement sur les modèles d’autres personnes. Nous pourrons tous arriver à la ligne d’arrivée en empruntant des trajectoires différentes donc sachons que la réussite d’une vie s’écrit de façon personnalisé peu importe les bagages et l’accompagnement qui s’y rattachent.

A un moment donné, il faut accepter de vivre notre vraie vie et pas celle qu’on avait imaginé. Cela requiert une analyse orientée de nos perceptions et réalités pour redéfinir les bases de notre existence et obtenir une qualité de vie saine et positive.

Certains n’y arriveront pas facilement car la cartographie du chemin traversé peut s’avérer chaotique et intemporelle, les difficultés auront laissé beaucoup de dégâts derrière elles mais seule la volonté de changer suffit pour espérer voir la lumière au bout du tunnel.

Coach Fatouma SECK DIAGNE – Directrice de La Touche

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Entretien Exclusif

Moussa WAGUE, de nationalités Malienne et Française, est le fondateur de la maison de disques KEYZIT. Créée il y a de cela plus de 20 ans et aujourd’hui présente dans une trentaine de pays dans le monde, KEYZIT ambitionne de devenir la Maison de disques numéro Un en Afrique. Dans cette interview accordée au Magazine le 30 Novembre 2020, Moussa WAGUE était revenu sur la genèse de KEYZIT. Il avait également exposé les acquis et les objectifs de la maison de disques, son point de vue pour une meilleure promotion de l’industrie musicale africaine en plus d’adresser des conseils avisés aux jeunes artistes.

Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Bonjour, Je suis Moussa Wagué, 42 ans, né à Bamako au Mali. De nationalités Malienne et Française. Entrepreneur, surtout connu comme étant le fondateur de la maison de disques KEYZIT.

« J’ai souhaité créer cette société car je rencontrais de nombreuses difficultés lorsque j’étais moi-même artiste. »

Créé en 2000, KEYZIT fête ses 20 ans. Félicitations !

Merci. J’espère qu’il y aura encore beaucoup d’anniversaires à fêter !

D’où vous est venue l’idée de créer KEYZIT ?

J’ai souhaité créer cette société car je rencontrais de nombreuses difficultés lorsque j’étais moi-même artiste. Je faisais partie d’un groupe, nous n’étions pas trop connus à nos débuts et il était difficile voire impossible de trouver un partenaire que ce soit pour distribuer nos albums, pour faire des concerts, toucher les médias ou tout simplement éditer nos œuvres. Nous avons donc dû tout faire en totale indépendance pendant de longues années. Ce n’est que lorsque nos principaux artistes ont eu du succès que les grosses compagnies ont commencé à s’intéresser à eux.

Nous nous sommes rendu compte que de nombreux groupes ou artistes étaient dans la même situation que nous. Nous avons donc créé une structure qui propose tous les services dont un artiste peut avoir besoin aux différentes étapes de sa carrière, de la production à la distribution en passant par l’édition ou l’organisation de concerts. Une structure qui puisse faire le lien entre l’indépendance et la major.

Je ne souhaitais pas que la nouvelle génération rencontre les mêmes problèmes que moi. Je pense que notre structure arrivait à point nommé dans l’industrie musicale.

Était-ce facile de créer KEYZIT ?

La création de la société en elle-même n’était pas difficile. Le plus dur c’est de la créer correctement et de la faire vivre sur le long terme. Je dirais que nous l’avons créé un peu dans la précipitation, ce qui explique pourquoi nous avons connu un premier échec en 2008. Nous avons toujours fonctionné sur fond propres et sans soutien bancaire ou investisseurs. Si nous avons pu tenir c’est par le soutien de la famille et de quelques amis qui ont mis la main à la poche pour nous aider dans les moments difficiles.

« Nous avons pour but de devenir la maison de disques numéro un en Afrique ça peut paraitre fou mais c’est à notre portée. »

Après 20 ans d’existence, quel bilan tirez-vous de cette aventure ?

Le bilan ne peut qu’être positif. J’ai commencé il y a 20 ans dans ma chambre, aujourd’hui nous sommes dans une trentaine de pays dans le monde. Nous avons créé beaucoup d’emplois sur le continent. Quand je regarde le chemin parcouru, malgré quelques échecs, je suis fier. Cependant il reste beaucoup de choses à faire avant que l’objectif final soit atteint. Nous avons pour but de devenir la maison de disques numéro un en Afrique ça peut paraitre fou mais c’est à notre portée. Il est évident qu’on aurait pu mieux faire les choses dans certains cas mais pas de regrets, il faut savoir être reconnaissants et rester optimiste. On essaie de s’améliorer chaque jour.

Aujourd’hui KEYZIT travaille avec des artistes de différents du monde. Les différences culturelles dans la manière de travailler vous ont-t-elles déjà posé problème ou cela vous a-t-il apporté des facilités ?

D’une manière générale la musique est un business qui fonctionne selon des règles définies à un niveau mondial donc la manière de travailler est la même presque partout. Je veux dire par là que peu importe le pays où l’on se trouve, il faut trouver l’artiste, enregistrer les titres, les mixer, masteriser les projets, faire la création graphique, le stylisme, la promotion, les clips, etc….

Les différences culturelles apportent une riche diversité et offrent des possibilités presque illimitées en termes de création musicale. Je dirai que la réelle différence se pose au niveau de l’état de l’industrie musicale de chaque pays. Certains pays sont plus avancés que d’autres notamment en ce qui concerne les sociétés de gestion collectives, les médias…cela permet de travailler plus facilement alors que sur les autres pays il faut souvent mettre en place cette industrie du début à la fin de la chaine avant de pouvoir travailler correctement.

Quelles libertés avez-vous vis à vis des artistes ? Avez-vous un droit de regard sur leur image, leur musique… ?

L’artiste a une liberté totale avec nous. Lorsque nous signons un artiste nous le choisissons car avant toute chose il nous plait sur le plan musical. Nous ne sommes pas là pour lui faire changer de style ou lui imposer une direction artistique. Nous lui apportons avant tout un cadre de travail professionnel qui permet à son talent de mieux s’exprimer. Nous pouvons le conseiller et donner notre avis mais au final c’est lui qui a le dernier mot. Nous intervenons davantage sur un plan stratégique afin d’obtenir les meilleurs résultats. C’est un échange, une collaboration.

« Tous les artistes que j’ai produit m’ont marqué (…) Je peux évidemment citer des artistes comme Sidiki Diabaté au Mali avec sa maitrise de la Kora et l’univers qu’il a su créer, Floby au Burkina Faso qui m’épate à chaque à fois ou encore Monsieur Nov en France qui est pour moi le meilleur dans son domaine. »

Vous avez eu à accompagner et continuer d’accompagner des artistes de renom. Quels sont les artistes qui vous ont le plus marqués ? Et pourquoi ?

Tous les artistes que j’ai produit m’ont marqué. Comme je le disais précédemment lorsque je choisis de travailler avec un artiste c’est avant tout car sa musique me plait. C’est généralement un coup de cœur. Ensuite j’essaie de voir ce que je peux apporter en termes de stratégie. Je peux évidemment citer des artistes comme Sidiki Diabaté au Mali avec sa maitrise de la Kora et l’univers qu’il a su créer, Floby au Burkina Faso qui m’épate à chaque à fois ou encore Monsieur Nov en France qui est pour moi le meilleur dans son domaine.

En Afrique beaucoup de jeunes ont porté leur choix sur la musique. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

Je suis mitigé sur le sujet. Je suis content que les jeunes se lancent à la condition sine qua none qu’ils se lancent correctement. Autrement on assistera à une sorte de colonisation 2.0 sur la musique en Afrique. Pour éviter cela il faut impérativement que le secteur se professionnalise rapidement car les artistes africains rencontrent quasiment les mêmes problèmes que nous, avec mon groupe, il y a 20 ans.

En France, la plupart des labels qui ont refusés de se professionnaliser on presque tous disparus. Eux et leurs artistes ont fini dans des situations parfois dramatiques sur le plan financier, moral ou familial. Cela a parfois provoqué des suicides…C’est pour cela que KEYZIT a, selon moi, un rôle important à jouer. C’est du business mais pas seulement, nous avons aussi une responsabilité importante envers cette nouvelle génération d’artistes.

« Il faut bien s’entourer, ne pas hésiter à faire appel à des professionnels qualifiés (managers, avocats, comptable…) pour éviter certains pièges. »

Quel message/conseil souhaitez-vous adresser à ces jeunes talents ?

Je leur dirai de se structurer, il faut prendre cela très au sérieux car c’est un business même si c’est avant tout une passion. Il faut bien s’entourer, ne pas hésiter à faire appel à des professionnels qualifiés (managers, avocats, comptable…) pour éviter certains pièges.

Au Cameroun par exemple, j’ai récemment identifié et signalé une arnaque d’envergure sur les droits d’auteurs qui touche la quasi-totalité des artistes du pays. Les artistes ont tellement de problèmes au quotidien qu’ils négligent tout cela et certaines personnes mal intentionnées en profitent.

Quelles sont d’ailleurs les critères de sélection de KEYZIT ?

Une originalité artistique dans un premier temps. Un artiste se doit d’être différent à défaut d’être unique. Ensuite il faut être motivé, déterminé et prêt à se retrousser les manches car la route vers le succès demande beaucoup de travail et de sacrifices. On parle de carrière et ça s’étend sur plusieurs années. Je ne peux pas m’entendre avec un artiste qui ne pense qu’à court terme.

Les œuvres d’un artiste continuent d’exister après sa mort. C’est pourquoi il faut porter une attention particulière à l’aspect protection et gestion des droits afin que les héritiers continuent de toucher l’argent qui en découle.

Un autre point important est celui de l’entourage de l’artiste. Si je sens que l’artiste est mal entouré et/ou mal conseillé cela peut fortement me freiner.

KEYZIT est depuis plusieurs années présent en Afrique. Comment trouvez-vous l’environnement musical africain ?

Nous sommes présents en Afrique depuis 2011 mais notre premier bureau a ouvert officiellement seulement en 2014 au Mali. En 6 ans sur le continent je trouve que nous avons bien avancé. Je trouve le marché très dynamique malgré tous les problèmes évoqués. Dans quelques années l’Afrique sera une place très importante sur l’échiquier mondial. Il y a d’excellents artistes dans chaque pays.

« Dans quelques années l’Afrique sera une place très importante sur l’échiquier mondial. Il y a d’excellents artistes dans chaque pays. »

Quelles sont vos préconisations pour une meilleure promotion des artistes africains ?

Il va falloir créer un réseau de communication panafricain, c’est un peu ce que nous sommes en train de mettre en place en ouvrant des bureaux dans plusieurs pays. Pour aller dans ce sens nous sommes en train de créer une agence de communication internationale qui s’appuiera sur nos différents bureaux dans le monde.

Par ailleurs il faudra réfléchir à un statut spécial qui puisse faciliter le travail et aussi la circulation des artistes et professionnels de la musique sur le continent.

C’est encore trop compliqué aujourd’hui pour un artiste Gabonais, par exemple de se produire au Mali ou inversement.

Pour changer de registre au-delà de KEYZIT, quelles sont les causes qui vous tiennent à cœur ?

Je suis sensible à tout ce qui touche les enfants de près ou de loin. En Afrique, il y a encore beaucoup trop d’enfants dans les rues, d’orphelins livrés à eux-mêmes. Nous sommes déjà très actifs sur ce sujet, notamment au Togo, au Bénin et au Mali mais pour aller plus loin, nous prévoyons de créer des orphelinats entièrement financés par KEYZIT. Il ne faut pas forcément attendre après les gouvernements ou les associations déjà existantes. J’estime que si le travail était déjà fait nous ne connaitrions pas cette situation. Je suis moi-même père de famille et à chaque fois que je vois un enfant dans la rue j’ai l’impression de voir un des miens et ça fait mal. On se doit d’agir.

« Je conseille souvent aux gens de trouver ce qu’ils aiment dans la vie et d’en faire leur métier. »

Quels sont vos hobbies ?

Je ne sais pas vraiment quoi répondre à cette question. Mon hobby est devenu mon boulot donc je n’ai pas vraiment l’impression de travailler même si je suis conscient que je travaille énormément. Mon travail me permet de voyager, de lire, faire du sport, rencontrer des gens formidables, apprendre tous les jours. C’est pour cela que je conseille souvent aux gens de trouver ce qu’ils aiment dans la vie et d’en faire leur métier. Il y a des opportunités de business partout, il suffit de bien observer.

Biramawa vous remercie. Votre mot de la fin ?

Merci pour cette interview, longue vie à Biramawa !


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Développement personnel : La dépendance affective

Les liens tissés autour de soi peuvent être pour certains une issue de secours dans leur vie, cette échappatoire qu’ils ont longtemps attendu pour enfin exister. Mais dans ce genre de situation, il est important de faire la part des choses pour éviter de tomber dans le cercle vicieux de la dépendance affective qui consistera à faire de l’autre son univers.

Comme son nom l’indique, la dépendance affective est une addiction à l’autre, elle peut se refléter sur tous les plans (amical, amoureux, professionnel, …) et elle pousse la personne à dépendre de la situation créée. Malheureusement, elle entraîne de nombreuses conséquences aussi bien dans la vie de la personne dépendante que de son vis-à-vis car, au fur et à mesure, la dépendance affective entraîne une relation toxique entre les différentes parties.

Dépendance affective en amour

Elle se reflète par une personne qui s’attache éperdument à son partenaire et qui démontrera une possessivité extrême qui pourra aller jusqu’à étouffer l’autre.

Le dépendant affectif fera tourner son monde autour de la personne aimée et il aura une imagination fertile qui, parfois, sera l’élément déclencheurs de plusieurs scènes de jalousie dans le couple. Il aura également tendance à ne pas supporter l’éloignement car son monde basculera en l’absence de l’autre.

Parfois, ce sont des personnes qui enchaîneront les relations toxiques avec des manipulateurs car l’essentiel pour elles, est d’être dans une relation où elles se sentiront « aimées »et « estimées » même si la réalité est toute autre, elles se contentent du peu qu’on leur donne tant que la relation continue.

Et de surcroît, elles auront tendance à pardonner l’impardonnable et à vouloir sauver une relation tendue et déjà vouée à l’échec car dans leur entendement, rester dans cette relation est vital et revêt une importance capitale.

Dépendance affective amicale 

En amitié, le dépendant affectif est celui qui souhaite être votre seul et unique ami même si de son côté, il peut tisser d’autres relations. Il voudra être au centre de votre vie, scruter vos moindres faits et gestes, être au courant de tout ce qui se passe et écarter les autres pour se sentir en confiance.

Il sera l’ennemi de tous vos amis et n’hésitera pas à se montrer désagréable face aux autres pour les éloigner de votre relation. Il aura tendance à vouloir aller dans l’exagération dans le fonctionnement de votre relation pour prouver au monde que vous êtes fusionnels.

La relation amicale avec un dépendant affectif sera très conflictuelle car toute évolution ou changement dans votre vie sera mal interprétée car il aura la sensation de vous perdre et réagira négativement.

Dépendance affective professionnelle

Sur le plan professionnel, la dépendance affective se traduit par le fait d’être accro à son travail au point de s’oublier et d’oublier de vivre sa vie à côté.

D’habitude, la personne souhaite combler un vide en se tuant à la tâche. Elle élimine tous ce qui est divertissement et loisirs dans sa vie car le travail l’aide à oublier son parcours et lui permet d’avoir la satisfaction de réussite qui donne un sens à sa vie.

Malheureusement, ces personnes qui, parfois, peuvent démontrer toutes leurs compétences dans l’exécution de leurs missions se fragilisent car tout abus est néfaste, par conséquent cette dépendance au travail sera source de maladies graves, de burn-out, … Et ce genre de conséquences ramènent la personne à la case Départ car elle n’arrivera plus à faire son travail convenablement et le poids de la vie sera encore plus lourd à porter.

Causes de la dépendance affective

Enfance : D’habitude, les enfants en manque d’affection ou victime de maltraitance développent cette dépendance affective à l’âge adulte, ils ne se croient pas dignes d’être aimés et auront tendance à s’agripper aux relations futures qu’ils auront car ce sera, pour eux, une façon de se rassurer et de combler leur manque d’amour.

Manque de confiance en soi : Très souvent, l’ignorance ou la sous-estimation de ses capacités peut pousser la personne à rester dans une relation tendue mais qu’elle pense ne pas avoir mérité, ce sera une aubaine dans laquelle elle se réfugiera.

Echecs et mauvaises expériences : Parfois, les coups encaissés ou les pertes peuvent entraîner la dépendance affective car la personne ne voudra plus vivre cette souffrance.

Hypersensibilité: les plus sensibles chez qui les sentiments peuvent se décupler auront également pour arme de s’accrocher, coûte que coûte, à une relation pour éviter de traverser les émotions liées à la séparation.

Solutions 

En tout état de cause, un diagnostic personnel vous permettra de faire un pas vers le changement car oui, il est possible de sortir de la dépendance affective. Une introspection peut être la première étape, ensuite, la recherche de la cause est fondamentale dans le processus afin de faciliter la compréhension et l’analyse de ses actions.

Et surtout n’hésitez pas à vous faire accompagner par des professionnels pour ôter ce fardeau de votre existence, vous verrez que vous serez libre quand votre univers tournera autour de vous, avec bien sûr, les autres qui feront partie de l’aventure mais, qui ne seront pas l’aventure.

Coach Fatouma SECK DIAGNE  – Directrice de La Touche

 


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Découverte

Franco-ivoirien, Christ Anderson Ahoua Boua est un ancien footballeur professionnel et dirige SPIMAC « une agence française de marketing sportif 360° au service des acteurs du sport« . Formé au FC Nantes, il cumule plus de 10 ans de carrière en France et à l’International dont 4 ans à très haut niveau. Après sa carrière de footballeur, il réussit sa reconversion dans le domaine du sportif en occupant pendant 8 ans un poste de chargé de communication sponsoring au sein de la Direction Marque et Image du Groupe EDF. En 2017, il intégra la Direction Internationale du Groupe EDF et plus précisément la Direction Afrique Moyen Orient sur les projets Off-Grid en Afrique.  En charge du développement commercial et marketing des offres d’EDF en Zone rurale, (Cote d’Ivoire, Togo, Kenya). Il est d’ailleurs l’actuel Responsable de  « EDF Pulse Africa » un programme d’accompagnement à destination des startups africaines dans le domaine de l’énergie.

Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Bonjour je m’appelle Christ Anderson Ahoua Boua. J’ai 43 ans, je suis Franco-ivoirien ex-footballeur professionnel et aujourd’hui reconverti dans ce que l’on appelle le sport business.

« Ex-footballeur professionnel formé au FC Nantes, je cumule plus de 10 ans de carrière en France et à l’international… »

Quelles sont les grandes lignes de votre parcours ?

Alors dans les grandes lignes d’un long roman que peut être mon parcours (rire), ex-footballeur professionnel formé au FC Nantes, je cumule plus de 10 ans de carrière en France et à l’international dont 4 ans à très haut niveau, entre autres dans les clubs du Torino Calcio, du Queens Park Rangers, ainsi qu’avec la sélection nationale des moins de 20 ans de la Côte d’Ivoire.

Après cette belle carrière, j’ai réussi ma reconversion (très tôt) dans le domaine du sport business en occupant pendant 8 ans un poste de Chargé de communication sponsoring sportif au sein de la Direction Marque et Image du Groupe EDF. Une expérience plus que réussie puisque j’ai contribué à développer la préférence de « marque EDF » à travers les Jeux Olympiques et Paralympiques de Londres en 2012, les partenariats avec les fédérations françaises de natation, handisport et de Football, les Jeux Olympiques et Paralympiques de Rio en 2016…

En 2017, j’ai relevé un nouveau challenge en intégrant la Direction Internationale du Groupe EDF et plus précisément la Direction Afrique Moyen Orient sur les projets Off-Grid en Afrique.  En charge du développement commercial et marketing des offres d’EDF en Zone rurale, (Cote d’Ivoire, Togo, Kenya). Je dirige également « EDF Pulse Africa » un programme d’accompagnement à destination des startups africaines dans le domaine de l’énergie.

Attaché à mes premiers amours, depuis 2019 je dirige également SPIMAC.

« Je dirige également « EDF Pulse Africa » un programme d’accompagnement à destination des startups africaines dans le domaine de l’énergie. »

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SPIMAC, de quoi s’agit-il ?

SPIMAC (Sport Image Consulting) est une agence de marketing sportif 360° au service des acteurs du sport.

A qui s’adresse SPIMAC ?

SPIMAC s’adresse aux acteurs du sport à savoir, les sportifs, les coachs, les clubs, les fédérations, les institutions, les porteurs de projets… toutes ces personnes ou structures qui souhaitent développer leur image, carrière ou tout simplement leur projet à travers l’éco système du sport business.

« Attaché à mes premiers amours, depuis 2019 je dirige également SPIMAC. »

Pourquoi ces derniers devraient porter leur choix sur SPIMAC ?

L’écosytème du sport a changé avec l’avènement du sport business qui consiste pour tous ces acteurs à ne pas se concentrer seulement sur la performance mais plutôt tourner celle-ci en la plaçant au service du business.

Le sport est devenu un véritable levier économique pour ses acteurs :  entreprises, sportifs, club, annonceurs etc… Ils ont donc besoin d’être accompagnés dans ce sens par une agence comme la nôtre afin de pouvoir utiliser ce levier dans leur stratégie de développement. Pour exemple, on voit très bien que la carrière d’un joueur de football passe également par la génération de revenus additionnels grâce à son image avec les sponsors qui investissent sur lui.

« SPIMAC s’adresse à toutes ces personnes ou structures qui souhaitent développer leur image, carrière ou tout simplement leur projet à travers l’éco système du sport business. »

Quel bilan tirez-vous de vos activités ?

Un bilan plus que positif puisque pour exemple, notre stratégie qui est de placer le sportif au cœur d’une stratégie 360° avec à sa disposition des experts sur l’ensemble des domaines qui sont : la gestion de carrière, la gestion d’image, la gestion de patrimoine, le volet juridique, le marketing voire la conciergerie ; lui permet de se concentrer en toute sérénité sur ses performances.

Autre exemple pour les sportifs de haut niveau ou porteur de projets, cela leur permet de pouvoir financer leurs activités par le biais d’un véritable accompagnement de SPIMAC sur la recherche de sponsors.

Quelles sont les perspectives de SPIMAC ?

Les perspectives sont très claires, nous souhaitons tout d’abord développer le sport business en Afrique. Permettre à nos marques ou acteurs du sport africain qui, aujourd’hui n’ont rien à envier au système européen, de développer leur stratégie à travers le sport et ses grands évènements. Un exemple concret, pourquoi ne pourrait-on pas avoir demain la marque Kirène sponsor de la CAN ce qui lui permettrait de développer sa stratégie panafricaine par exemple au lieu d’avoir un naming d’une marque européenne pour une compétition africaine.

Autres exemples ou ambition, comment le Groupe Dangote pourrait intégrer le sport dans sa stratégie de développement au travers de grands évènements sportifs en Europe ou en Afrique.

Ensuite, permettre aux fédérations sportives en Afrique de mieux se structurer en les accompagnant dans leur financement afin de cadrer l’exode de nos jeunes frères et sœurs qui partent chercher bonheur en Europe pour devenir sportif professionnel.

Enfin, développer le sport féminin et le Handisport en Afrique.

« Les perspectives sont très claires, nous souhaitons tout d’abord développer le sport business en Afrique. »

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Qu’est-ce qui vous a poussé à mettre en place une telle initiative ?

Durant ma carrière de joueur j’ai toujours été attiré par ce qui se passait derrière la scène et surtout comment les clubs et sponsors drivaient leurs activités et profitaient de nos performances sportives.  Aller serrer la main a des chefs d’entreprises ou leurs clients après les matchs ou dans les loges m’a toujours interrogé. De plus j’ai toujours pour ambition d’accompagner les jeunes frères dans le développement de leur carrière car bien souvent en proie très tôt a de fortes responsabilités en Afrique nos sportifs gèrent mal celle-ci.

Quel est votre message à l’endroit des jeunes talents africains qui rêvent de rejoindre les grands clubs mondiaux ?

De croire certes en leur rêve mais en étant conscient que cela doit passer par un réel accompagnement, une réelle préparation car tout le monde ne peut pas devenir Eto’o ou Drogba.  Rien n’empêche l’ambition et le rêve mais pas à n’importe quel prix car beaucoup de personnes profitent de cela.

« Rien n’empêche l’ambition et le rêve mais pas à n’importe quel prix car beaucoup de personnes profitent de cela. »

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Comment contacter SPIMAC ?

Tout simplement par le biais de notre site, ou sur notre page Instagram nous tâchons de répondre à tout le monde même si cela doit être négatif.

Biramawa vous remercie. Votre mot de la fin ?

L’écosystème du sport africain doit progresser pour que nos talents, nos entreprises, nos clubs ou fédérations puissent développer en Afrique.


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Santé : Lombalgie non spécifique

La lombalgie se définie par des douleurs se situant au niveau des lombaires (dans le bas du dos). Elle est répandue dans le monde entier et sa prévalence dans la population est élevée. C’est un symptôme répandu : 4 personnes sur 5 souffriront de lombalgie au cours de leur vie.

En fonction de son évolution dans le temps, la lombalgie est dite :

  • Aigüe, lorsqu’elle évolue jusqu’à 6 semaines
  • Subaigüe, jusqu’à 12 semaines
  • Chronique, au-delà de 12 semaines

L’origine des lombalgies est mal connue et on peut les classer en 3 catégories :

  • La lombalgie non spécifique ou mécanique qui est majoritaire
  • Lombalgie potentiellement associée à une radiculopathie (pathologie liée à la compression d’une racine nerveuse) ou une sténose vertébrale (rétrécissement du canal rachidien qui cause de l’irritation à la moelle épinière ou aux racines des nerfs qui partent de la moelle épinière)
  • Lombalgie potentiellement associée à une autre cause rachidienne spécifique

La lombalgie non spécifique provient intrinsèquement de la colonne vertébrale, des disques intervertébraux ou des tissus mous environnants.  

Il existe des facteurs prédisposant tels que la nature et la sévérité du travail physique, les cas de traumatismes répétés, le mode de vie comme les personnes qui passent beaucoup de temps en position assise (chaise de bureau et/ou canapé), l’inactivité, l’obésité, la grossesse chez les femmes.

De plus, d’autres aspects tels que les conditions de vie et les facteurs psychologiques peuvent également être considérés comme des facteurs de risque indépendants pour le développement de la lombalgie

Diagnostic et traitement

Le diagnostic est complexe, il permet d’écarter les pathologies graves ou drapeaux rouges. Parmi ces pathologies graves on peut citer le cancer, la compression de la moelle, la fracture vertébrale, l’infection vertébrale et la pathologie vasculaire. En cas de suspicion il faut réorienter vers le médecin traitant. L’imagerie est nécessaire pour enlever le doute sur ces pathologies graves, dans le cas contraire si la lombalgie est non spécifique l’imagerie n’est pas pertinente.

La prise en charge de la lombalgie est pluridisciplinaire.

Lorsque des médicaments sont utilisés pour un traitement symptomatique, les patients doivent être traités avec le médicament le plus approprié à la dose la plus faible possible et pendant une durée aussi courte que possible. Un médecin doit être en charge de l’ensemble du processus de soins.

L’activité physique adaptée est le traitement principal. Elle permet une évolution favorable de la lombalgie et limite les récidives.

Une rééducation active par kinésithérapie est conseillée une fois les pathologies graves écartées. Le kinésithérapeute doit effectuer un interrogatoire ciblé et un examen physique pour classer les patients souffrant de lombalgie. Il possède un large panel d’outils dont la méthode Mckenzie (principe de traitement qui se compose d’une évaluation de la situation d’un patient, d’un diagnostic et d’un plan de traitement) et la thérapie manuelle. Dans le cas de la lombalgie aigüe tout doit être mis en œuvre pour éviter qu’elle soit chronique.

En l’absence d’amélioration, une prise en charge multidisciplinaire incluant un médecin spécialiste du rachis est nécessaire.

Conclusion

Le patient doit être bien informé tout au long de sa maladie et doit être encouragé à adopter un mode de vie sain notamment une activité physique régulière, notre meilleure chance pour éviter les récidives. L’exercice en combinaison avec les interventions éducatives est efficace dans la prévention de la lombalgie.

La lombalgie non spécifique est la cause la plus importante de la limitation des activités individuelles. Bien qu’il existe de nombreux traitements pour la lombalgie non spécifique, la plupart ont peu de preuves de bénéfice. L’exercice thérapeutique est une intervention conservatrice courante utilisée par les cliniciens pour diminuer la douleur, améliorer l’invalidité et restaurer la fonction musculaire.

Quelques recommandations 

  • Passer le moins de temps assis
  • Avoir une bonne posture en position assise
  • Garder une activité physique régulière
  • Plier les genoux pour ramasser un objet au sol
  • Garder le dos droit pour soulever de la charge
  • Consulter son médecin et son kinésithérapeute en cas de douleur au dos
Vincent Mansour SYLLA – Kinésithérapeute du Sport


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Entretien portrait

Le 17 Juin 2020, dans le cadre du premier numéro de votre magazine, nous avions eu l’honneur d’interviewer Mr Cheikh Matar FALL, à l’époque Premier Secrétaire de l’Ambassade du Sénégal en RDC. Interview au cours de laquelle, Mr FALL était revenu sur notamment son parcours, sa fonction de diplomate en plus d’adresser des messages à la Jeunesse.

Pouvez-vous vous présenter ?
Je suis Cheikh Matar FALL, j’ai 28 ans , je suis diplomate de carrière, Chancelier des Affaires étrangères et actuellement, Premier Secrétaire de l’Ambassade du Sénégal en RDC.

« C’est un honneur de représenter et de servir son pays loin de ses terres, il y a un sentiment de fierté qui t’anime après chaque mission accomplie. C’est un métier véritablement passionnant. »

Pouvez-vous revenir sur votre parcours de formation ?

Après mon Bac littéraire, j’ai été orienté à la faculté des sciences juridiques et politique de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et c’est à partir de la troisième année de droit des affaires que j’ai réussi au concours de l’Ecole Nationale d’Administration (ENA).

J’ai alors rejoint cette prestigieuse école pour faire deux années de formation en diplomatie, précisément avec la promotion 2013-2015.

J’ai également suivi une Formation militaire dite Formation initiale du Combattant (FIC) à l’Ecole Nationale des Sous-Officiers d’Active (ENSOA) dans le cadre de la formation à l’ENA.

Par ailleurs, je suis alumni du programme Young African Leadership Initiave (YALI) en Public Management de la session 9 au CESAG à Dakar.

Quid de vos expériences professionnelles ?

Après la formation à l’ENA, j’ai été naturellement affecté au Ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur.

Durant mes deux ans, J’ai eu à servir à la Direction des Affaires juridiques et consulaires (DAJC), d’abord, à la division des droits humains, du contentieux et de la consultation ; division qui traite des questions relatives aux droits humains, de la gestion des dossiers des consuls honoraires, des contentieux de l’Etat du Sénégal et des consultations sur des questions d’ordre juridique.

Je suis également passé à la division de la chancellerie qui s’occupe quant à elle, des affaires consulaires, des dossiers relatifs aux demandes de visa ainsi qu’au survol du territoire sénégalais.

Aussi, j’ai participé à un séminaire sur le partage des expériences du développement économique sino-africain à Beijing (Chine).

Par ailleurs, j’ai eu à effectuer des missions à l’intérieur du Sénégal et à l’étranger :

D’abord à Kidira, dans la région de Tambacounda, à la frontière avec la République du Mali, avec L’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) au Sénégal.

Ensuite, j’ai été membre de la délégation sénégalaise ayant pris part à la 29me session du Comité Africain d’Experts sur les Droits et le Bien-être de l’Enfant (CAEDBE), à Maseru au Lesotho.

Enfin, j’ai eu à effectuer une mission à Munich en Allemagne.

Depuis octobre 2018, j’ai été affecté à notre représentation diplomatique en République Démocratique du Congo, en qualité de Premier Secrétaire.

Vous êtes actuellement 1er Secrétaire de l’ambassade du Sénégal en RDC. Quelles sont vos missions ?

Je suis le chef du bureau des Affaires consulaires qui s’occupe principalement de la gestion administrative de nos compatriotes, de l’assistance consulaire ainsi que de la délivrance de visa aux étrangers désirant se rendre au Sénégal.

Il m’arrive également de faire le suivi de la coopération bilatérale entre le Sénégal et la RDC, sans parler des taches que Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur veut bien me confier.

Quelles sont les difficultés auxquelles vous faites face ?

Des difficultés mineures je dirais, qui sont la plupart du temps liées à l’incompréhension qui peut naitre entre l’usager et l’administration.

Quelles sont les choses qui vous plaisent le plus dans vos missions ?

C’est un honneur de représenter et de servir son pays loin de ses terres, il y a un sentiment de fierté qui t’anime après chaque mission accomplie.

C’est un métier véritablement passionnant.

« Honneur et Excellence » est notre credo.

« En ce qui concerne les prérequis, je vais partager les propos de Mankeur NDIAYE, Diplomate et Ancien Ministre des Affaires étrangers, qui dans son livre, Diplomatie, 20 ans à la place, à la page 29, définit le métier de diplomate comme étant « une somme de valeurs, de principes éthiques et moraux, de savoir-faire et de savoir être, un sens aigu du regard et une grande capacité d’esprit d’anticipation et de prévision. »

En tant que Diplomate, vous êtes appelés à beaucoup voyager. Cela ne vous fait-il pas douter ?

Si j’étais aérophobe certainement oui mais ce n’est pas mon cas.

Diplomatie et Vie personnelle épanouie : Sont-elles conciliables ?

Une question qui revient toujours, On parle même de célibataire géographique pour désigner les diplomates mariés qui sont séparés de leurs familles, ce qui montre que c’est parfois délicat de concilier les deux même si ce n’est pas impossible.

D’ailleurs Albert CHAMBON, dans son livre intitulé « Mais que font les diplomates entre deux cocktails ?» pense que : « un métier de diplomate est un métier ou il faudrait être orphelin et célibataire. La solitude du diplomate est, par ailleurs, encore plus morale que physique. Certes il est un homme sollicité, entouré, invité, mais ces attentions se rapportent essentiellement à sa fonction, et il ne tarde pas à éprouver comme un constant sentiment d’isolement qui l’amène, au fil des années, à se replier sur lui-même… »

En ce qui me concerne, je trouve que c’est juste une question de compréhension et d’organisation, pour preuve, il y a des femmes diplomates qui arrivent à très bien concilier leur travail et leur ménage.

On est diplomate ou on le devient ? D’après-vous quels sont les prérequis ?

On le devient car un diplomate est en constante formation, il évolue avec le monde.

En ce qui concerne les prérequis, je vais partager les propos de Mankeur NDIAYE, Diplomate et Ancien Ministre des Affaires étrangers, qui dans son livre, Diplomatie, 20 ans à la place, à la page 29, définit le métier de diplomate comme étant « une somme de valeurs, de principes éthiques et moraux, de savoir-faire et de savoir être, un sens aigu du regard et une grande capacité d’esprit d’anticipation et de prévision. Elle est, en vérité au carrefour de l’habileté et non de l’espièglerie, de la finesse dans le paraitre et le comportement, de la prudence et de la sureté dans le jugement et dans la lecture des faits et gestes, de l’objectivité dans l’interprétation des évènements historiques ».

J’y ajouterais juste que comme le soldat, le diplomate doit toujours être animé par le devoir de sacrifice pour défendre les intérêts de son pays.

Il est en mission pour sa patrie.

Quels conseils donneriez-vous aux plus jeunes qui souhaitent faire la même chose que vous ?

Se former, bien se former, croire en eux et se donner tous les moyens pour accomplir leur légende personnelle.

« je pense qu’on a trop rêvé et le monde ne nous attend pas, nous sommes dans le temps de l’accomplissement, donc réveillons-nous et soyons des personnes qui sont dans l’accomplissement permanent d’actions qui permettront au Sénégal d’aller de l’avant. »

Pour changer de registre qu’est-ce que la situation actuelle (COVID 19) vous inspire ?

Nous ne sommes que peu de chose, ainsi commençait la chronique un journaliste belge pour faire le tableau du monde face à cette pandémie de covid19.

Et je partage entièrement ce point de vue ; pour la première fois, nous sommes tous égaux face au covid19, riche comme pauvre, footballeur comme supporteurs, homme politique comme citoyen lambda, star planétaire comme inconnu, pays développé comme pays sous-développé.

Ce qui montre si besoin en était, qu’il faut toujours faire preuve d’humilité et savoir que rien n’est acquis à l’avance.

Soyons humbles !

J’imagine que vous-aussi vous êtes impacté (COVID-19) ?

Oui, j’habite dans une zone confinée.

Quelles leçons peut-on en tirer (COvid-19) ?

D’abord, je reste convaincu que cette malheureuse situation est le résultat d’un manque de leadership international.

En effet, aucune personnalité publique n’est capable aujourd’hui d’incarner le leadership international pour réunir les chefs d’Etats afin de discuter des défis internationaux.

Un leader avec une vision aurait dés le départ de l’épidémie à Wuhan convoqué un sommet international sur la question sanitaire afin de maitriser, limiter et endiguer le virus en chine.

Cependant « Quand le malheur ne serait bon qu’à mettre un sot à la raison, toujours serait-ce à juste cause, A quelque chose malheur est bon ! », disait Jean de la Fontaine.

Sur ce, je pense qu’il faudrait profiter du coronavirus pour repartir sur de nouvelles bases, un ordre international nouveau pour reprendre le Président de la République, Son Excellence, Monsieur Macky SALL, un ordre basé sur l’humanisme et l’éthique dans la coopération internationale.

A ce propos, le diplomate et non moins ancien Secrétaire d’Etat américain, Henry Kissinger se posait la question suivante : le nouvel ordre mondial se fera par le chaos ou par notre propre intelligence.                   

En effet, Il a fallu la guerre des 30 ans pour que les Etats se mettent autour d’une table afin de signer le traité de paix de Westphalie en 1648, traité qui permettait au monde de repartir sur une nouvelle base à savoir, le respect de la souveraineté entre les Etats.

Ainsi, partant sur ce principe, peut-on considérer le chaos sanitaire du coronavirus comme la base du nouvel ordre mondial ?

A cette question, mon côté pessimiste répondra par la négative car depuis longtemps chaque crise a nourri de l’espérance d’une prise de conscience collective mais il suffit de la résoudre pour qu’au lendemain, on recommence nos habitudes.

Mon coté optimiste pense inéluctablement qu’on basculera vers un nouvel ordre mondial.

En effet, cette crise a bouleversé la normalité.

En l’espace de quelques semaines, on a assisté, à la remise en cause de la solidarité au sein de l’Union Européenne, à une interrogation sur l’efficacité des Organisations internationales, l’OMS en particulier, à la récession économique, au duel à distance entre les USA et la Chine, sans évoquer la limitation des libertés individuelle dans des pays dits démocratiques.

Tous ces évènements montrent qu’il y’aura forcément un après covid19.

Et j’espère que mon côté optimiste aura raison de nous.

« …je pense qu’il faudrait profiter du coronavirus pour repartir sur de nouvelles bases… »

Quelles sont les causes qui vous tiennent à cœur ?  

La lutte contre le réchauffement climatique, la lutte contre le chômage, la bonne gouvernance dans la gestion des choses publiques, la lutte contre la pauvreté dans le monde entre autres.

Quel est votre message à l’endroit de la jeunesse sénégalaise ?

Selon René Char, “ Il n’y a que deux conduites avec la vie : ou on la rêve ou on l’accomplit”, je pense qu’on a trop rêvé et le monde ne nous attend pas, nous sommes dans le temps de l’accomplissement, donc réveillons-nous et soyons des personnes qui sont dans l’accomplissement permanent d’actions qui permettront au Sénégal d’aller de l’avant.

Votre mot de la fin ?

Se laver les mains, Porter des masques et appliquer la distanciation sociale afin de combattre définitivement cette pandémie du covid19.

Merci et Bonne continuation à BIRAMAWA.

Cette interview date du 17 Juin 2020


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Art & Culture

ASHS THE BEST, de son vrai nom Arfang THIARE, est un jeune artiste musicien sénégalais. D’une polyvalence évidente, l’artiste soutient, dans cette interview publiée par le magazine le 30 Novembre 2020, évoluer dans plusieurs genres musicaux notamment le jazz, le soul, le blues, le rap, l’acoustique… Interview au cours de laquelle, il est revenu également sur son choix pour la musique et adresse des messages à la jeunesse.

Qui est Ashs The Best?

Ashs The Best est un jeune artiste, auteur compositeur de 25 ans résident dans la banlieue Dakaroise (Guédiawaye pour être précis) au Sénégal. Il a commencé à s’intéresser à la musique en 2013 et a sorti son premier single en 2016. Il a dans sa discographie deux albums, « Millions Flows » et « Millions Flows Deluxe », sortis respectivement le 15 novembre 2019 et le 28 août 2020.

« Je me définis comme un artiste, musicien … car pouvant évoluer dans plusieurs genres musicaux notamment le jazz, le soul, le blues, le rap, l’acoustique etc. »

D’où vient le nom d’artiste Ashs The best ?

A l’état civil c’est Arfang Thiaré, et j’ai le surnom El Hadj dont le diminutif est Ass, et Ass pourrait être un gros mot dans d’autres langues. J’ai donc eu à faire cet acronyme ASHS qui donne As comme le champion, le meilleur et HS comme Hors Série donc ASHS THE BEST donne As Hors Série The Best et en résumé le meilleur.

Vous vous considérez comme rappeur ou musicien ?

Je suis artiste, je fais de la musique et je compose également des morceaux de musique. Je me définis comme un artiste musicien comme certains disent car pouvant évoluer dans plusieurs genres musicaux notamment le jazz, le soul, le blues, le rap, l’acoustique etc.

Pouvez-vous retracer votre parcours dans la musique ?

Notre maison est en face du Centre Guédiawaye Hip Hop, mes frères avaient un groupe de rap et faisaient leurs répétitions chez nous, et je faisais office de beatmaker, des face B que je téléchargeais sur Internet.

En 2014 j’ai participé à des séances d’écriture avec Djily Bagdad (du 5Kiem Underground), des formations en beatmaking avec Ciré Dia de Africulurban, des résidences artistiques avec Tony Blackman.  J’ajoute à cela, les cyphers, les battles et la plus grande compétition de rap au Sénégal (ndlr: Flow Up) où j’ai été finaliste deux fois consécutives (2017 et 2018) qui m’ont forgé et donné le goût de la recherche pour être artistiquement au top. Je peux dire que ce sont les fruits de mes deux albums.

« Mes idoles sont Cheikh Ndigueul Lô, Souleymane Faye. »

Pourquoi avoir porté votre choix sur la musique ? 

Je pense que c’est dû à mon entourage immédiat, mon père fut un grand bassiste, mon oncle, également guitariste, mon grand frère aussi est un excellent chanteur. Et j’ai toujours aimé la musique, j’ai failli m’inscrire à l’école nationale des beaux-arts pour devenir instrumentiste. Toute ma vie c’est la musique.

Qui sont vos idoles et modèles ? Quel(s) artistes (s) passé(s) ou présent(s) vous inspire(ent) ?

Ici ce sont les classiques sénégalaises qui m’inspirent le plus. Mes idoles sont Cheikh Ndigueul Lô, Souleymane FAYE. J’écoute beaucoup du Anderson Paak et du Kendrick Lamar également.

Comment ont été vos débuts dans la musique ? 

Comme tout début, difficile. Ma mère ne voulait pas que je devienne artiste. Également, la raréfaction des maisons de production n’arrangeait pas les choses à tel point qu’on pouvait se décourager et renoncer à son talent. Mais l’entourage était toujours là à booster, encourager au point d’arriver là où nous sommes actuellement.

Quels conseils donnerez-vous aux jeunes élèves et étudiants qui ont du talent et qui sont passionnés de musique ?

D’abord qu’ils n’abandonnent pas les études pour la musique, on peut allier les deux en trouvant le juste milieu. C’est très risqué d’abandonner les études pour une passion qui, parfois, peut s’avérer saturée. Oui le marché musical est saturé et demande énormément d’efforts et de sacrifices. Une passion on peut l’allier aux études et c’est plus sûr.

« D’abord qu’ils n’abandonnent pas les études pour la musique, on peut allier les deux en trouvant le juste milieu. »

Le magazine a pour objectif de faire une « visite guidée » des professions. Si ce n’est pas indiscret nous voudrions savoir si la musique « nourrit » son homme au Sénégal ?

Oui, il y a des artistes qui s’en sortent bien que la généralité soit le contraire. Il faut juste trouver une bonne stratégie qui fera sortir l’artiste du lot car tout le monde est talentueux.

Quelles sont vos préconisations pour une meilleure promotion des artistes au Sénégal ?

La première des choses à faire en ce moment, c’est de mettre sur pied un marché dense qui peut absorber nos produits. Le Sénégal compte 15 millions de personnes et seulement 3 millions s’intéressent à la culture urbaine à mon avis bien que cette population soit majoritairement constituée de jeunes.

Certes il y a des efforts constatés sur le plan artistique et au niveau des politiques publiques. Mais il reste du chemin à faire. Il faut vraiment une politique claire d’appui aux artistes et acteurs culturels.

« La première des choses à faire en ce moment, c’est de mettre sur pied un marché dense qui peut absorber nos produits. »

J’imagine que, pour les besoins de votre carrière, vous êtes amené à passer beaucoup de temps en studio. Comment gérez-vous cela par rapport à votre vie personnelle ?

Bien évidemment. Je passe plus de temps au studio que nulle part d’ailleurs. Et c’est devenu une habitude depuis presque plus de 3 ans. On le gère tant bien que mal même si nous sommes au studio la nuit et au lit le matin.

En parlant de sphère privée, d’après vous est ce qu’on peut réussir sa carrière musicale et avoir une vie personnelle épanouie ?

On a l’habitude de dire que à l’impossible n’existe pas. C’est très difficile de concilier les deux en même temps. Mais voilà, il faut mettre de son côté tous les atouts pour une carrière musicale aboutie bien que cela s’avère difficile. Et pour moi, ma musique c’est ma vie.

Au-delà de la musique, en tant que citoyen sénégalais quelles sont les causes qui tiennent Ashs The Best à cœur ?

Toutes les causes qui feront du Sénégal un pays reluisant : la bonne gouvernance, la répartition équitable des ressources du pays, les questions de jeunesse, des femmes etc.

« C’est malheureux de constater que les jeunes ont repris la mer « Barca wala Bàrsaq ».

Quel est votre message à l’endroit de la jeunesse sénégalaise ?

C’est malheureux de constater que les jeunes ont repris la mer “Barca wala Bàrsaq” et des fois se mettant dans le moule de ces jeunes qui n’ont plus espoir dans leur pays. Il est difficile de leur dire d’arrêter de faire face à ces énormes risques.

Nous exhortons les dirigeants à créer des opportunités pour ces jeunes, ne serait-ce qu’ils puissent retrouver le rêve de réussir au pays.

Je ne vais pas manquer d’ailleurs de réitérer mon soutien à ces jeunes et leur dire de persévérer, de croire en eux et en leur pays.

Biramawa vous remercie. Votre mot de la fin ?

Ce fut un plaisir de vous recevoir et de figurer dans vos colonnes.

Interview publiée pour la première fois le 30 Novembre 2020


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Sport

Assane Diatta est pensionnaire de Teungueth FC, un club leader du championnat national de football professionnel du sénégalais. Se dérivant comme « un attaquant moderne » pouvant évoluer sur les cotés et en pointe, Assane voue un culte au football depuis sa tendre enfance à Mboro, Ville côtière du nord-ouest du Sénégal. Dans cette interview accordée au magazine, il a bien voulu nous présenter son parcours de Mboro à Teungueth FC en passant par l’AS Pikine. Assane est également revenu sur son choix pour le football, ses objectifs et en a profité pour inciter ses cadets à allier Sport et Etudes.

Pour ceux et celles qui ne vous connaissent pas encore, pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Assane Diatta, footballeur professionnel évoluant à Teungueth FC (Club actuellement leader du championnat national de football professionnel au Sénégal). Je suis né le 05/04/2000 à Thiaroye-sur-Mer. J’ai cependant grandi à Mboro, ville côtière du nord-ouest du Sénégal, située sur la section du littoral appelée la Grande-Côte.

« Je m’appelle Assane Diatta, footballeur professionnel évoluant à Teungueth FC (Club actuellement leader du championnat national de football professionnel au Sénégal). »

Vous jouez à quel poste sur un terrain de football ?

Je suis un Attaquant-excentré (gauche/droite). Je peux aussi évoluer en tant qu’attaquant de pointe comme c’est arrivé dans bien des cas lors de notre récente campagne africaine en CAF Ligue des Champions.

Quelles sont vos qualités sur un terrain de football ?

J’évolue dans un registre de l’attaquant moderne à la fois buteur, passeur et dribbleur. Rapide, explosif, et technique tels sont les qualificatifs qui me définissent le mieux. Sinon en dehors de ces aspects purement techniques, je suis un joueur qui donne tout sur un terrain de foot. Je ne lâche rien ! Je m’atèle aussi aux tâches défensives pour soulager mes coéquipiers.

« Comme tout bon jeune de la ville de Mboro, localité qui a vu naître beaucoup de talents … j’ai très tôt appris à taper dans le cuir à l’âge de quatre ans. »

Pouvez-vous revenir sur votre parcours, De Mboro à TEUNGUETH FC ?

Comme tout bon jeune de la ville de Mboro, localité qui a vu naître beaucoup de talents, je peux citer Abdou Khadre Ndiaye alias Kempes ; un « magicien » qui savait tout faire avec un ballon, j’ai très tôt appris à taper dans le cuir à l’âge de quatre ans. C’est ainsi que dans ma tendre adolescence j’ai intégré les écoles de foot de la localité.

Animé d’une ferme volonté de réussir dans le football, j’y ai consacré une grande partie de mon temps. Même si j’alliais sport et études. Chemin faisant, j’ai fait ma petite catégorie à Gounney Mboro (les enfants de Mboro) ensuite j’ai rejoint l’ETICS de Mboro club fanion de la ville, avant d’être transféré à l’As Pikine en ligue 1. Dans ce club qui m’a révélé au grand public en me permettant d’exprimer tout mon talent, j’ai marqué beaucoup de buts au cours des trois années que j’ai passées là-bas avant de rejoindre Teungueth FC en 2020.

« J’évolue dans un registre de l’attaquant moderne à la fois buteur, passeur et dribbleur. »

Pourquoi avoir porté votre choix sur le football ?

Le football, c’est ma vie ! C’est avant tout ma passion depuis l’enfance puis c’est devenu un moyen de réussir dans la vie. Depuis tout petit beaucoup de techniciens du foot me prédestinaient une belle carrière car ayant décelé un certain potentiel en moi. Je me donne les moyens d’exceller dans ce secteur très exigeant qu’est le football professionnel. J’essaie toujours de mettre toutes les chances de mon côté pour gravir les échelons. Depuis mes débuts, en dehors des séances d’entrainements collectives, je m’arrange à trouver un créneau pour m’entrainer seul, même en période de vacances.

Et si c’était à refaire?

Je le referai ! Je n’ai pas de regrets là-dessus.

« J’essaie toujours de mettre toutes les chances de mon côté pour gravir les échelons. »

Quels vos objectifs personnels dans le football ?

Mes objectifs sont de signer des contrats professionnels, m’épanouir dans ce que je fais, et aider mes parents et mes amis.

Aujourd’hui quel est votre message à l’endroit de vos cadets qui ont du talent et qui souhaitent être footballeur professionnel ?

Je leur dis tout simplement d’être patient, de continuer à travailler et d’être sérieux.

Conseilleriez-vous à ces derniers de concilier Etudes et sport ? Si oui pourquoi ?

Oui ! Je leur dirais d’allier études et sport parce qu’il n’y a pas que le foot dans la vie. Il faudra penser à l’après carrière parce que la carrière d’un footballeur est relativement courte.

« Mon intégration s’est bien passée à Teungueth. Les joueurs m’ont bien accueilli. »

AS Pikine, puis Teungueth FC, comment se passe votre intégration au sein de ce Grand Club Sénégalais ?

Mon intégration s’est bien passée à Teungueth. Les joueurs m’ont bien accueilli. J’ai des coéquipiers formidables donc je me sens à l’aise.

Quels sont vos objectifs au sein de Teungueth FC ?

Mes objectifs sont d’aider le club à remporter le championnat et à partir de là signer mon premier contrat professionnel.

Pour changer de registre, quel regard portez-vous sur le football professionnel sénégalais ?

Le football professionnel au Sénégal est en train de se bonifier année après année. Il est vrai qu’il reste encore des choses à améliorer mais on note la volonté de bien faire de la part des  autorités sportives et les dirigeants de clubs. Après 17 ans d’absence sur la scène continentale, deux clubs, en l’occurrence Teungueth et Jaraaf, ont participé respectivement à la Ligue des champions africaine et à la Coupe CAF. Cela prouve que nous évoluons bien. Il faut juste que nous poursuivons sur cette lancée pour jouer les premiers rôles au niveau continental.  

Concernant le championnat, cette année par exemple on a vu qu’il y a beaucoup de clubs prétendant au titre de champion. Cela montre que le championnat est très disputé avec un très bon niveau.

D’après vous qu’est-ce qu’il faudrait de plus pour une meilleure promotion des jeunes talents sénégalais ?

Pour moi il faudrait plus d’infrastructures déjà pour que les jeunes puissent exprimer leur talent et que les clubs sénégalais puissent trouver des partenariats.

« Pour moi il faudrait plus d’infrastructures déjà pour que les jeunes puissent exprimer leur talent. »

Au-delà du football, quels sont vos centres d’intérêt ?

J’aime bien regarder les matchs de foot. Aussi, comme tout jeune de mon âge j’aime bien regarder les films et être connecté sur les réseaux sociaux ; passer du temps avec mes amis.

Biramawa vous remercie. Votre mot de la fin ?

Je vous remercie de m’avoir accordé cette interview. Je remercie également ma famille et mes amis pour tout le soutien et les encouragements envers ma personne. Rendez-vous au sommet !